Drogue dans le métro parisien : la colère des usagers et des conducteurs face à l'insécurité

Drogue dans le métro parisien : la colère des usagers et des conducteurs face à l'insécurité

Une rame quitte la station Front-Populaire, sur la ligne 12, à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), le 18 décembre 2012.

Orange avec AFP, publié le jeudi 18 janvier 2018 à 22h30

Un mouvement de grève est prévu sur la ligne 12 du métro parisien vendredi 19 janvier, afin de protester contre l'insécurité liée à la présence accrue de dealers et de toxicomanes, notamment dans le nord de la capitale.

Usagers et conducteurs ne se sentent plus en sécurité dans le métro parisien. En cause : la présence accrue de dealers et de toxicomanes, notamment de crack, dans certaines stations du nord du Paris, notamment sur la ligne 12.

"Depuis des années", le métro "est envahi par des groupes de dealers" et leurs clients, qui "après avoir séjourné sur la ligne 4, actuellement en travaux", se sont depuis "déplacés en masse, sur la ligne 12 et ses environs", ont dénoncé vendredi 11 janvier l'association SOS Usagers et le syndicat Unsa RATP dans un communiqué. "Le nombre d'agressions sur les voyageurs et sur le personnel RATP est en constante augmentation et prend des proportions de plus en plus dramatiques", était-il par ailleurs précisé.



L'association et le syndicat avaient également interpellé par courrier le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb, la maire de Paris Anne Hidalgo, ainsi que la présidente de la région Île-de-France Valérie Pécresse.

DANS CERTAINES STATIONS, DES CONDUCTEURS NE MARQUENT PAS L'ARRÊT

De son côté, "la RATP admet connaître des difficultés croissantes" dues à ces trafics, "en particulier dans le nord des lignes 4 et 12", a déclaré à l'AFP un porte-parole du groupe. Cette situation a "un impact sur le sentiment de sécurité des voyageurs et du personnel", ainsi que sur "l'état des équipements, la propreté et la régularité du trafic". "La RATP déplore de plus en plus de dégradations matérielles qui impactent l'exploitation et entraînent des dépenses de maintenance significatives", a indiqué son porte-parole.

La situation est telle que parfois les conducteurs ne marquent pas l'arrêt aux stations Marcadet Poissonnier, Marx Dormoy ou Porte de la Chapelle, pour préserver "l'intégrité" des voyageurs, a rapporté en début de semaine BFM Paris. "Ils arrivent et ils se rendent compte qu'ils sont tellement nombreux au bord du quai qu'il peut y avoir une situation insécuritaire. Ou alors, parce que le collègue d'avant a signalé qu'effectivement ils sont virulents sur le quai, qu'il y a une bagarre, à ce moment-là, ils prennent des précautions d'usage pour ne pas marquer d'arrêt", a expliqué Jean-Marc Judith, du syndicat UNSA-RATP.



APPEL À LA GRÈVE

La RATP a bien conscience de la situation. "C'est un problème pour notre personnel et, bien sûr, pour nos voyageurs. Nous sommes extrêmement mobilisés", affirme au Parisien sa présidente, Catherine Guillouard. Des effectifs en civil et en tenue de la brigade des réseaux franciliens (BFR) ciblent les vendeurs et pas moins de 1.000 agents du GPSR (groupe de protection et de sécurisation des réseaux) sillonnent les stations les plus sensibles. Selon la Préfecture de police, du 14 janvier 2016 au 15 décembre 2017, 283 vendeurs et 406 consommateurs ont été interpellés. La RATP organise par ailleurs des maraudes en partenariat avec des associations.

Néanmoins, cela ne suffit pas, estiment les syndicats. Les syndicats CGT et Sud de la RATP ont lancé un appel à la grève sur la ligne 12 vendredi 19 janvier, jour où une table ronde doit réunir la préfecture de police de Paris, la région Île-de-France, la Régie et ses syndicats, précise Le Parisien. Le mouvement risque d'être suivi. "Beaucoup de conducteurs veulent marquer le coup pour que le problème évolue", a confié au Figaro une source syndicale, qui estime que 40% des conducteurs participeront à ce mouvement.

Le service de gestion de commentaires évolue.

A compter du 29 mars, le Journal de Réactions et la publication de commentaires seront temporairement fermés.

Les discussions autour des sujets qui vous tiennent à cœur resteront prochainement possibles au travers d’un tout nouveau service vous permettant de réagir.

 
95 commentaires - Drogue dans le métro parisien : la colère des usagers et des conducteurs face à l'insécurité
  • La vérité n'est pas bonne a dire , même ici mais :
    J'ai vu le reportage hier sur le TV, c'est effectivement la honte .. Que fait la police sur Paris, Mme Hidalgo sortez allez vous montrer la bas !! c'est VOTRE ville et en même temps c'est Paris !! Que le préfet prenne ses responsabilités et que M. Collomb fasse le nécessaire !! Cela ne devrait pas être possible ce type de situation, bientôt Paris deviendra le "Bronx" d'il y a des décennies ....

  • la police ne peut plus assurer l'ordre et la sécurité dans les transports publics les responsables :
    Nos décideurs - les assos -la gente bien pensante -Il y a quelques années les forces de
    l'ordre avec moins de moyens assurait la sûreté en ces lieux (je parle en connaissance de cause )

    les associations de défense de ceux ci ceux la, cela commence a nous courir grave.. Arrivera un moment ou les gens travailleurs qui doivent se rendre a leur taff vont régler le PB eux mêmes, si l'autorité ne le fait pas.
    Faut évacuer manu militari !

  • Au lieu d'amasser des centaines de policiers autour des anciens présidents, des premiers ministres ainsi que de certains ministres qui nous coûtent 70 000 € par an et par agent affecté il serait plus utile de les redéployer dans le métro pour assurer la population des citoyens.

  • c'est plus facile de taxer les automobilistes que de faire la chasse a la drogue, il y a tellement d'enjeux financiers derrière ce trafic

  • on est fou en France on ne peut plus faire appliquer la loi ce sont les nouveaux arrivants qui nous pourrissent la vie et il faut continuer a les accueillir et les associations qui les défendent sont ils vraiment responsables ou débiles

  • avatar
    [=pseudo.pseudo] -

    [=reaction.title]

    [=reaction.text]

avatar
[=pseudo.pseudo] -

[=reaction.text]