Drame de Millas: trois familles vont se constituer parties civiles

Drame de Millas: trois familles vont se constituer parties civiles

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AFP, publié le samedi 23 décembre 2017 à 19h43

Trois des six familles endeuillées après la collision la semaine dernière entre un car scolaire et un train à Millas (Pyrénées-Orientales) vont se constituer parties civiles, mardi, à Marseille, a-t-on appris auprès de leur avocate, Jehanne Collard, spécialisée dans la défense des victimes de la route.

"On va se constituer parties civiles, mardi matin, à Marseille, pour avoir accès au dossier et éventuellement demander des investigations complémentaires", a déclaré Me Jehanne Collard, interrogée par l'AFP.

"Par exemple, si c'est vraiment la conductrice du car (qui est responsable du drame NDLR) - je mets ça au conditionnel - et qu'elle était vraiment sous l'empire d'antidépresseurs, d'anxiolytiques, je pense que le patron de sa boîte porte une responsabilité. Je pense qu'il faut creuser ça", a dit l'avocate.

"Mais peut-être que le juge lui-même va le faire", a poursuivi Me Jehanne Collard. "Il faut voir exactement ce qu'il y a dans le dossier et éventuellement si le juge ne le fait pas, demander des investigations complémentaires. Mais je pense que les juges sont des juges spécialisés. Je suis persuadée qu'ils feront leur boulot correctement". 

L'enquête sur la collision sur un passage à niveau qui a fait, le 14 décembre, six morts et plusieurs blessés, a été confiée à deux magistrats instructeurs du pôle accidents collectifs de Marseille. Pour certains blessés, le pronostic vital est engagé.

Il faut "que les responsabilités soient établies et que (les familles) sachent pourquoi leur enfant est mort", a souligné l'avocate. 

Ses clients sont "désespérés" et "s'interrogent parce que la conductrice du car a été mise en examen", pour homicides et blessures involontaires par imprudence, a ajouté l'avocate. "Ce qui veut dire qu'il y aurait contre elle des indices graves tendant à laisser penser qu'elle est passée alors que la barrière (du passage à niveau NDLR) était fermée ou qu'elle était sous l'emprise de médicaments". 

"Alors si tout cela est vrai, que fait-elle en liberté ? A l'heure où nous parlons, il y a quand même un nombre d'enfants morts important. Et cela, ils ne comprennent pas", a-t-elle dit.

La conductrice, elle-même blessée dans l'accident et placée sous contrôle judiciaire, soutient que la barrière du passage à niveau était levée quand elle s'est engagée sur les voies de chemin de fer. Mais des "constatations matérielles" et des témoignages contredisent cette version.

 
200 commentaires - Drame de Millas: trois familles vont se constituer parties civiles
  • La prise d'antidépresseurs et d'anxiolytiques par la conductrice, est une information primordiale.
    Dommage que l'on ne connaisse pas le niveau de dangerosité des médicaments pris par cette conductrice.
    On peut également penser qu'elle a caché cela, non seulement à la médecine du travail, mais aussi à son employeur.
    Sa défense va forcément être plus compliquée dorénavant . . .

  • Je sais d'expérience ce que c'est que de perdre un enfant. Je, sais bien des années après, que c'est une blessure dont on ne guérit pas.
    Je sais qu'il est inutile de chercher un bouc émissaire,de mon point de vue c'est même un peu dégradant..

  • paix aux ames des diparus , mais qu'est ce que le gouvernement a à voir avec le non respect du code de la route par un chauffeur de bus , Bon sang que les gens deviennent con sur cette terre , .Ils n'ont pas assez de douleurs pour penser encore à des conneries pareilles . Et en plus Mr Macron a bien dit qu'il les enterrements , ce qu'il n'était pas obligé de faire. BRAVO MR MACRON Encore une fois , que les victimes reposent en paix et recofort aux personnes qui sont vraiment dans le deuil.......

    Revenez au départ pour vous rappeler tous les ministres qui sont venus sur place. L’État s'est lui même impliqué dans cette affaire.

    ne félicitez pas Macron , ce sont les contribuables qui paient pas lui.

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    CatonAncien  (privé) -

    Il n'est pas anormal que dans ce genre de catastrophe l'état fasse l'avance des frais à charge de les récupérer sur l'assurance du responsable soit celui du car ou contre la SNCF de la même manière que la Sécu récupérera les frais des enfants blessés en présentant son recours contre tiers..

    pour une fois , je partage entièrement cette remarque .Vous voyez , pas besoin d'invective .

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    CatonAncien  (privé) -

    appliquez vous vos préceptes à vous même quant à des calculs chiffrés sur ce qui semble rationnellement incompréhensible

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    CatonAncien  (privé) -

    Encore une fake lancé contre la conductrice du car : en raison du secret personne ne peut savoir si elle prenait un traitement quelconque avant l'accident - seul le juge d'instruction peut obtenir ce renseignement et à ce jour il ne semble pas y avoir violation du secret de ce coté donc faribole calomnieuse

    Ce qui est parfaitement établi c'est que la fausse nouvelle est le fait de l'afp.

    Tout comme incriminer la SNCF avant que l'enquête ne soit terminée et les faits établis !

    les deux paries auraient du être mise en examen, c'est une évidence .Une mise en examen ne désigne pas un coupable .Pour l'heure et au stade de l’enquête , personne ne sait si il n'y a pas eu une défaillance dans le système de fonctionnement des barrières .

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    CatonAncien  (privé) -

    les deux parties pouvaient être entendues comme témoins assistés : la mise en examen anciennement inculpation nécessitant la présence d'indices graves et concordants ce qui dès le départ signe le préjugé délibéré ....

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