Doubs : des chasseurs verbalisés pour avoir poursuivi des sangliers en 4x4 jusqu'à l'épuisement

Doubs : des chasseurs verbalisés pour avoir poursuivi des sangliers en 4x4 jusqu'à l'épuisement ©Panoramic

, publié le lundi 23 novembre 2020 à 19h35

Six chasseurs en 4x4 ont été appréhendés après une opération de grande ampleur menée par les gendarmes du Doubs, rapporte France Bleu Besançon. Les individus tentaient d'épuiser les animaux pour mieux les abattre.
 
Une quinzaine de gendarmes et un hélicoptère mobilisés pour un coup de filet de grande ampleur.

Dimanche 22 novembre, six chasseurs du Doubs ont été arrêtés et verbalisés alors qu'ils poursuivaient des sangliers en 4x4, relate France Bleu Besançon. La pratique, consistant à épuiser les animaux afin de les abattre plus facilement, est strictement interdite lorsqu'elle est effectuée à bord d'un tel véhicule.


 
L'opération de la gendarmerie a été décidée à la suite d'un signalement de cette chasse à courre en 4x4. Pendant plusieurs heures, les militaires ont quadrillé le terrain et contrôlé une trentaine de chasseurs, d'après France Bleu. En milieu d'après-midi, alors qu'ils étaient installés à un poste de contrôle, ils ont vu arriver un sanglier poursuivi par des chiens et plusieurs véhicules. Pris en flagrant délit, six chasseurs ont été interceptés par les forces de l'ordre. Ils se servaient de puces GPS installées sur le collier de leurs chiens pour suivre le gibier à la trace.
 
Une pratique autorisée lorsqu'elle se fait à cheval ou à pied
 
Les six chasseurs ont écopé d'un procès-verbal. Selon les informations de France Bleu, trois devront s'expliquer pour chasse à l'aide d'un engin prohibé, deux sont verbalisés pour chasse sur le terrain d'autrui sans le consentement du propriétaire et le dernier est verbalisé pour transport d'une arme de chasse non démontée à bord d'un véhicule.
 
En septembre dernier, la vidéo d'un cerf se réfugiant à proximité d'un chantier lors d'une chasse à courre avait suscité une vive polémique. Les images, montrant l'animal à bout de force, la langue pendante et crachant du sang, avaient une nouvelle fois relancé les débats sur cette pratique ancestrale, autorisée lorsqu'elle est effectuée à cheval ou à pied.

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