Double meurtre dans le Gard : l'auteur présumé "s'est rendu sans violence"

Double meurtre dans le Gard : l'auteur présumé "s'est rendu sans violence"
Le fugitif était recherché depuis 3 jours

publié le vendredi 14 mai 2021 à 20h08

Près de 350 gendarmes aidés de drones traquaient le fugitif depuis le drame. 

Le double meurtrier présumé des Cévennes, en fuite depuis trois jours et traqué par quelque 350 gendarmes, "s'est rendu" sans violence, a indiqué vendredi en fin de journée le ministre de l'Intérieur. "L'homme recherché depuis mardi dans le Gard s'est rendu", a indiqué sur Twitter Gérald Darmanin.

"Merci à tous les agents de l'Etat pour leur mobilisation exceptionnelle, jour et nuit, durant ces 3 derniers jours. Notamment les 350 gendarmes, dans le cadre de l'enquête judiciaire, la Préfète et la sous préfète du Vigan", a-t-il poursuivi le ministre de l'Intérieur sur le réseau social.  


"Excusez-moi, je me rends"
"Je pense qu'il s'est rendu de guerre lasse (...) Nous avions un ratissage en cours par le GIGN, sentant cette équipe s'approcher, il a quitté sa cache en direction de son domicile" et s'est rendu à la première patrouille de gendarmes qu'il a rencontrée, a déclaré le général Browaeys, commandant de la zone de défense et de sécurité sud.

"Excusez-moi, je me rends": tels ont été les mots de Valentin Marcone, 29 ans, qui a été placé en garde à vue pour "assassinats", ont indiqué le procureur de Nîmes Eric Maurel et le général Browaeys lors d'une conférence de presse.


"Il s'est rendu sans violence", a indiqué à l'AFP une source proche de l'enquête.

"Il était en tenue complète de camouflage. Il était terré. On venait de trouver sa cache quelques instants avant qu'il ne se rende", a indiqué une autre source proche de l'enquête. "Il a sans doute senti que tout se resserrait contre lui, qu'il n'avait pas de possibilité de fuite".

Le jeune homme était caché dans la forêt cévenole depuis mardi matin après avoir abattu son patron et un de ses collègues dans la scierie où il travaillait, dans le village des Plantiers (Gard). =1emQuelque 350 gendarmes aidés de drones, d'hélicoptères et de chiens le traquaient sur un terrain "extrêmement difficile".

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