Dordogne : un vaste dépistage pour stopper l'apparition du variant sud-africain de coronavirus

Dordogne : un vaste dépistage pour stopper l'apparition du variant sud-africain de coronavirus©ALAIN JOCARD / AFP

, publié le lundi 15 février 2021 à 18h25

Six Ehpad sont au centre d'une grosse opération de dépistage du Covid-19. En cause, la recrudescence du variant sud-africain, détecté dans la région. 

C'est une course contre la montre qui a été engagée dans six Ehpad de Dordogne, lundi 15 février.

Une opération de dépistage du Covid-19 y a été lancée pour "casser la chaîne de transmission du virus" après la découverte de 160 cas de contamination aux variants sud-africain et brésilien, a annoncé la préfecture.


"Nous constatons l'apparition de variants exotiques, pas du britannique mais du sud-africain qui est le plus notable. Six foyers de contamination sont concernés dans le département", a détaillé à la presse le préfet de la Dordogne, Frédéric Perissat. "L'objectif est de casser la chaîne de transmission pour ne pas contaminer d'autres institutions", a précisé M. Perissat, rappelant qu'une "trentaine d'Ehpad avec des foyers" avaient été infectés par le coronavirus depuis septembre 2020. 

Sur les 67 Ehpad que compte le département, une quinzaine sont actuellement touchés par le Covid-19 en Dordogne, dont six ont été identifiés comme des foyers de contamination aux variants, notamment dans les communes de Nontron (nord) et Lolme (sud). Dans ces établissements, "toutes les personnes venues pour des visites seront testées", a expliqué lors de cette audioconférence Marie-Ange Perulli, directrice départementale de l'agence régionale de santé (ARS). 

"On travaille en cercles concentriques, il n'y a pas de dépistage massif sur toute la commune", a-t-elle précisé, ajoutant qu'aucune "diffusion massive" en population générale n'était pour l'heure observée. La semaine dernière, 160 personnes, essentiellement des résidents en Ehpad et des personnels de santé, avaient été diagnostiquées positives aux variants sud-africain et brésilien dans le département. 

L'origine de la diffusion de ces variants, dont le séquençage est en cours, reste pour le moment inconnue. Aucune "filière" ni "réseau" n'ont été identifiés, a souligné la préfecture, précisant que le trafic de l'aéroport de Bergerac était à l'arrêt depuis le mois de juin. 

Concernant les recommandations sanitaires, l'isolement est "de 10 jours pour une contamination au variant brésilien ou sud-africain", a rappelé la directrice de la Caisse primaire d'assurance maladie de Dordogne, Catherine Petraszko. Après 10 jours, "en cas de test PCR négatif et d'absence de fièvre, c'est la fin de l'isolement. Sinon, il est prolongé de sept jours", a-t-elle précisé.

En Dordogne, le taux d'incidence, actuellement à 182,9, était "le plus élevé de la Nouvelle-Aquitaine". Il est "en décrue depuis quelques jours" après une "forte flambée", a expliqué le préfet. L'ARS prévoit néanmoins une déprogrammation de 20 à 30% de l'activité des services hospitaliers à l'échelle du département. 
 

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