Dordogne : chasse à l'homme pour retrouver un ex-militaire armé

Dordogne : chasse à l'homme pour retrouver un ex-militaire armé
(Photo d'illustration)

publié le dimanche 30 mai 2021 à 13h24

Les GIGN de Toulouse et de la région parisienne, quatre hélicoptères et 300 gendarmes étaient dimanche 30 mai en intervention au Lardin-Saint-Lazare pour retrouver un ex-militaire qui a tiré sur des gendarmes appelés pour des violences familiales. 

Le petit village de Lardin-Saint-Lazare, à une trentaine de km de Sarlat, en Dordogne, est en état d'alerte dimanche 30 mai. Les quelque 1.800 habitants sont appelés à rester chez eux alors qu'un ancien militaire armé et considéré comme dangereux était à la mi-journée retranché dans les bois et "pas du tout enclin au dialogue".




Les GIGN de Toulouse et de Satory, en région parisienne, sont en intervention sur les lieux et plus de 300 gendarmes sont engagés.

Deux négociateurs sont sur place. Quatre hélicoptères survolent par ailleurs la zone.


"Lourdement armé"

Le drame a commencé dans la nuit : "Vers minuit, l'homme, ex-concubin d'une jeune femme, se présente à son domicile où il exerce des violences sur le nouvel ami de cette dernière", a expliqué la gendarmerie à l'AFP. "La victime qui s'enfuit est ensuite prise pour cible par arme à feu. L'ex-concubin déambule dans les rues du village et déclare vouloir s'en prendre aux gendarmes. Il tire dans leur direction et endommage gravement deux véhicules de service de la gendarmerie". 

"L'homme est lourdement armé. Il a autour de la trentaine d'années, il est sportif et se déplace rapidement", a indiqué à l'AFP Francine Bourra, la maire du Lardin-Saint-Lazare. "On l'a localisé dans un périmètre de 4 à 5 km mais c'est une zone boisée, difficile d'accès", a ajouté Mme Bourra selon qui l'homme "est très obstiné".

"Il cherche à se faire tuer"

"Les forces de gendarmerie essaient de le fixer...  Le contact a été établi à plusieurs reprises de manière sporadique mais cela s'est ensuivi de coups de feu de l'individu. Chaque fois qu'il y a eu contact il a ouvert le feu", a raconté sur place à la presse le préfet de Dordogne, Frédéric Périssat.

"Ce qui est important c'est d'éviter tout blessé, toute effusion de sang" et de faire preuve de "beaucoup de retenue, de précaution. Ce sera certainement long", a-t-il dit. "L'objectif c'est de pouvoir interpeller l'individu en préservant son intégrité physique et également celle des militaires engagés".

Dans la matinée, Gérald Darmanin a réagi à ce drame en indiquant "suivre les opérations de la gendarmerie qui déploie tous les moyens nécessaires" pour interpeller l'homme vivant.



"Notre objectif est de procéder à sa reddition mais il est dans un climat assez extrême, il cherche à se faire tuer par les forces de l'ordre", a expliqué sur BFMTV le général André Pétillot, commandant de la zone de défense et de sécurité de Bordeaux. "On a eu beaucoup de tirs sur les gendarmes mais pas de blessés. Il tire en visant, ce ne sont pas que des tirs d'intimidation", a-t-il ajouté, précisant que le suspect était muni d'une "arme de chasse, un gros calibre qui peut tuer".

"Il n'est pas du tout enclin au dialogue et pas prêt à se rendre. Je crois que ça peut malheureusement durer encore longtemps", a estimé Francine Bourra sur BFMTV.

Connu pour violences conjugales

Le suspect est déjà connu des services de gendarmerie pour des violences conjugales. "Il est porteur d'un bracelet électronique (...) Il est récidiviste, il avait déjà été auteur des violences conjugales, il sort de prison", a précisé sur BFMTV Francine Bourra.

Son ex-conjointe et les enfants ont été mis à l'abri par la gendarmerie, selon la chaîne d'information.
 

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