Don d'organes : chaque Français sera présumé donneur dès le 1er janvier

Don d'organes : chaque Français sera présumé donneur dès le 1er janvier
Une opération chirurgicale à Paris, en 2014

Orange avec AFP, publié le vendredi 30 décembre 2016 à 09h51

C'est une évolution majeure en matière de santé publique. Dès le 1er janvier 2017, chaque Français deviendra donneur d'organes par défaut. Ce changement a été opéré par un amendement de la loi Santé qui entre en application en ce début d'année, dans le but affiché d'augmenter le nombre de dons, qui reste encore très en-deça des besoins.

Le grand principe de cette évolution législative est celui du consentement présumé. Cependant, comme le rappelle Le Monde, celui-ci existait déjà dans les textes avec la loi Caillavet du 22 décembre 1976, qui dispose que "des prélèvements peuvent être effectués à des fins thérapeutiques ou scientifiques sur le cadavre d'une personne n'ayant pas fait connaître de son vivant son refus d'un tel prélèvement".


Dans la pratique, les équipes médicales consultaient toujours les proches de la personne décédée, afin de faire la lumière sur ses intentions.

UNE NOUVELLE PLATEFORME SIMPLIFIÉE POUR EXPRIMER SON REFUS

Désormais, le simple "doute" sur les intentions du défunt ne suffira plus à pouvoir refuser le don d'organes. Un registre national des refus va être ouvert en ligne sur www.registrenationaldesrefus.fr pour les personnes qui ne veulent pas donner leurs organes après leur décès. Elles peuvent aussi exprimer leur volonté par courrier postal, où dans un document clairement identifiable adressé à leurs proches.

En 2015, seulement un quart des malades ayant eu besoin d'une greffe ont pu en bénéficier (21378 patients en attente contre 5746 greffes effectuées).

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