Disparition de Delphine Jubillar : son époux, la mère et le beau-père de son mari placés en garde à vue

Disparition de Delphine Jubillar : son époux, la mère et le beau-père de son mari placés en garde à vue
Marche blanche organisée le 12 juin 2021 pour Delphine Jubillar, une infirmière disparue dans le Tarn depuis décembre.

publié le mercredi 16 juin 2021 à 17h15

En instance de divorce, Cédric Jubillar avait signalé la disparition de son épouse dans la nuit du 15 au 16 décembre. Après une première procédure pour "disparition inquiétante", une information judiciaire a été ouverte à Toulouse pour "enlèvement, détention ou séquestration". 

Six mois jour pour jour après la disparition dans le Tarn de Delphine Jubillar, infirmière et mère de famille de 33 ans, trois personnes ont été placées en garde à vue mercredi 16 juin : son époux Cédric Jubillar, la mère et le beau-père de son mari, a indiqué le procureur de Toulouse Dominique Alzeari.



Cédric Jubillar, intérimaire, a été arrêté "hors de son domicile" et placé "sous le régime de la garde à vue", a précisé le magistrat. Cédric Jubillar avait été entendu fin avril en "qualité de partie civile", donc de victime, par les juges.

Il avait participé fin décembre à une battue citoyenne réunissant un millier de personnes puis de nouveau samedi à Albi à une marche blanche réunissant 80 proches et collègues en honneur de la jeune femme.

La mère et le beau-père de Cédric ont été placé en garde à vue un peu plus tard dans l'après-midi. Il peut encore "y avoir d'autres auditions vraisemblablement en audition libre ou de témoins", a précisé le procureur Dominique Alzeari, qui n'a "aucune indication sur d'autres interpellations éventuelles". Une perquisition a eu lieu en fin d'après-midi au domicile de l'actuelle compagne de Cédric Jubillar dans la commune de Lescure d'Albigeois.

La piste criminelle privilégiée

En instance de divorce, Cédric Jubillar avait signalé la disparition de son épouse dans la nuit du 15 au 16 décembre du domicile familial de Cagnac-les-Mines, une ancienne cité minière de 3.000 habitants, près d'Albi. Après une première procédure pour "disparition inquiétante", une information judiciaire a été ouverte à Toulouse pour "enlèvement, détention ou séquestration", les enquêteurs privilégiant la piste criminelle

Les gendarmes de la Section de recherche ont sondé pendant des mois lacs et rivières, mené des battues dans les champs et les bois autour du village de Cagnac-les-Mines, où la jeune femme habitait, avec son mari et ses deux enfants, une maison qui a été plusieurs fois perquisitionnée. Les investigations n'ont jamais cessé, la mobilisation des proches de l'infirmière à travers des battues et marches citoyennes n'a jamais fléchi, comme encore samedi à Albi lors d'une marche blanche. 

Selon Le Parisien/Aujourd'hui en France, les gendarmes ont mis au jour des "incohérences" de Cédric Jubillar dans le récit de la nuit du drame. Selon la version des faits du mari, Delphine Jubillar est sortie de la maison le 15 décembre vers 23 heures pour promener leurs deux chiens, en plein couvre-feu, vêtue d'une doudoune blanche et avec son téléphone portable. Les chiens seraient revenus à la maison sans elle, selon le mari. 

Réveillé vers quatre heures du matin par les pleurs de leur fille, Cédric Jubillar se serait alors rendu compte de l'absence de son épouse et aurait téléphoné à des amies de cette dernière habitant le village, pensant qu'elle pouvait se trouver chez l'une d'elles. Il avait ensuite appelé la police.

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