Disparition de Delphine Jubillar : interrogations après un message publié et aussitôt effacé sur son compte Facebook

Disparition de Delphine Jubillar : interrogations après un message publié et aussitôt effacé sur son compte Facebook
L'avis de recherche publié par la gendarmerie.

publié le vendredi 15 janvier 2021 à 10h45

Mercredi, une personne s'est connectée sur le profil Facebook de la jeune femme et a posté un message vide. Les gendarmes en charge de l'enquête vont devoir déterminer s'il s'agit d'un piratage de son compte ou non. 

Un nouvel élément dans la disparition de Delphine Jubillar ? Des proches de cette infirmière disparue depuis un mois dans le Tarn ont signalé mercredi une brève activation de son compte Facebook, a-t-on appris vendredi 15 janvier de source proche de l'enquête, confirmant une information de BFMTV. Une personne inconnue se serait connectée sur le profil de l'infirmière et aurait posté un message vide sur un groupe Facebook dont elle était membre, avant de le supprimer quelques minutes plus tard.



Avocat de six amis et cousins de Delphine Jubillar qui se sont constitués partie civile, Philippe Pressecq a indiqué à l'AFP que ses clients avaient envoyé aux enquêteurs de la gendarmerie une capture d'écran attestant de l'activation. Les gendarmes en charge de l'enquête vont "étudier le fait pour déterminer si le compte a été piraté ou non".

Selon l'avocat de ses proches, personne ne connaissait le mot de passe de cette infirmière de 33 ans, pas même son époux, Cédric Jubillar. "Ça serait une façon somme toute assez élégante de faire savoir qu'elle existe encore sur cette planète", a souligné l'avocat auprès du Parisien.

Delphine Jubillar n'a pas donné signe de vie depuis le 16 décembre. C'est son mari qui a signalé aux gendarmes la disparition de son épouse, vue pour la dernière fois dans le village de Cagnac-les-mines.

La piste criminelle est privilégiée dans cette affaire et une information judiciaire pour "arrestation, enlèvement, détention ou séquestration" est en cours. Initialement ouverte pour "disparition inquiétante" par le parquet d'Albi, l'enquête est entre les mains de deux juges d'instruction toulousains.


"Rien n'indique" que la disparition de cette mère de famille "a pu être volontaire", avait indiqué le 23 décembre le procureur de Toulouse Dominique Alzeari, après une journée de battue citoyenne encadrée par la gendarmerie et ayant rassemblé plus d'un millier de volontaires. La maison du couple, en instance de divorce, a également été fouillée et mise sous scellés. 
 

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