Disparition de Delphine Jubillar : des "tensions" au sein du couple

Disparition de Delphine Jubillar : des "tensions" au sein du couple
La maison du couple Jubillar à Cagnac-les-Mines, dans le Tarn.

, publié le lundi 08 mars 2021 à 14h48

Alors qu'un proche a décrit un couple "qui avait beaucoup de tensions ces derniers temps", l'avocat de Cédric Jubillar, dont l'épouse a disparu depuis près de trois mois, a reconnu auprès de BFMTV qu'ils connaissaient des "difficultés", ce que "tout le monde sait". 




Près de trois mois après la disparition de Delphine Jubillar, dans le Tarn, un proche du couple a évoqué lundi 8 mars auprès de BFMTV ses soupçons à l'égard de son mari Cédric. Cette personne, qui a tenu à rester anonyme, décrit un couple "qui avait beaucoup de tensions ces derniers temps".

L'infirmière de 33 ans et mère de deux enfants, qui a disparu dans la nuit du 15 au 16 décembre à Cagnac-les-Mines, sans laisser de trace, serait "douce", "gentille". Son époux, qui a signalé sa disparition, a lui "tendance à dire des choses mal sur Delphine, à la rabaisser". "Il peut à des moments s'énerver pour n'importe quel sujet. Il peut réagir à n'importe quel moment au quart de tour", assure ce proche qui explique connaître le couple depuis plusieurs années. 

Ce dernier s'interroge sur l'attitude de Cédric, qui "du jour au lendemain" n'aurait plus "cherché" ni "parlé" de son épouse disparue. "Je ne peux pas dire qu'il est coupable, mais j'ai mes doutes. Je garde mes doutes", affirme-t-il, alors que la piste criminelle est privilégiée dans cette affaire depuis l'ouverture d'une information judiciaire pour "arrestation, enlèvement, détention ou séquestration".

"Je ne peux pas répondre à un témoignage dont je ne connais pas l'origine. Je constate juste que mon client n'est pas mis en cause par les enquêteurs", a réagi auprès de la chaîne Me Jean-Baptiste Alary, avocat de Cédric Jubillar. "Les propos tenus par cette personne n'engage qu'elle", a-t-il estimé, indiquant que tant qu'il n'a été recueilli par "les services enquêteurs", ils ne participaient pas à la procédure.

"Est-ce que cette personne-là a fait part de ses doutes et de ses inquiétudes aux forces de l'ordre?", s'est-il interrogé. "Je le souhaite parce que si elle ne l'a pas fait ça devient grave à ce moment-là, mais si cela a été fait, les éléments qui ont été évoqués n'ont pas été retenus, puisqu'il n'y a pas de mise en cause", a-t-il insisté. Aucune autre personne n'a par ailleurs été mise en examen dans cette affaire. 

"Un secret de polichinelle"

Le conseil a par ailleurs rappelé que le couple était sur le point de se séparer et qu'il rencontrait effectivement "des difficultés". C'est "un secret de polichinelle, tout le monde le sait", a-t-il expliqué, précisant que l'un et l'autre avaient pris un avocat pour lancer une procédure de divorce "par consentement mutuel".

Me Alary a par ailleurs assuré que son client, qui est présumé innocent, tentait de reprendre une vie "normale, autant qu'elle puisse l'être". Il s'est réinstallé dans sa maison, a repris le travail et s'occupe de ses deux enfants.

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