Disparition d'Estelle Mouzin : les fouilles reprennent dans les Ardennes

Disparition d'Estelle Mouzin : les fouilles reprennent dans les Ardennes
Fouille dans les Ardennes pour retrouver le corps d'Estelle Mouzin, le 8 avril 2021.

publié le lundi 26 avril 2021 à 08h05

Les fouilles, débutées début avril, ont été interrompues une quinzaine de jours pour déboiser une zone à la sortie de la commune d'Issancourt-et-Rumel.

Reprise des fouilles lundi 26 avril dans la commune d'Issancourt-et-Rumel, dans les Ardennes. Les enquêteurs vont tenter de retrouver le corps d'Estelle Mouzin, disparue en 2003, à l'âge de 9 ans.

Ces fouilles, qui reprennent après une quinzaine de jours d'interruption pour déboiser une zone à la sortie du village, se dérouleront en présence de Monique Olivier, l'ex-épouse du tueur en série Michel Fourniret, qui a avoué avoir tué la fillette.



Avant de s'interrompre pour le déboisement, les gendarmes avaient commencé à fouiller le secteur début avril, sur les indications de Monique Olivier. L'ancienne complice de l'Ogre des Ardennes a reconnu pour la première fois le 1er avril un rôle dans la séquestration d'Estelle Mouzin, enlevée il y a dix-huit ans sur le chemin de l'école à Guermantes en Seine-et-Marne.

Lors d'un interrogatoire, Monique Olivier a indiqué un chemin à l'entrée de la forêt où elle dit avoir accompagné Michel Fourniret, avant de le laisser aller enfouir le corps de la petite fille. Le tueur en série avait fini par avouer en mars 2020 sa responsabilité dans cette affaire. Il a ensuite été mis en examen pour "enlèvement et séquestration suivis de mort".

Plusieurs fouilles ont déjà été entreprises dans la région ces derniers mois, sans donner de résultats jusqu'à présent. Dans une interview au Journal du Dimanche, le père d'Estelle Mouzin s'est montré  prudent face à ces nouvelles recherches, qui se heurtent à la mémoire chancelante et à la santé fragile de Michel Fourniret, âgé de 78 ans et hospitalisé depuis novembre. Les fouilles "sont faites sur la base des déclarations des mis en examen (Michel Fourniret et Monique Olivier, ndlr), qui continuent leur travail de perversion en donnant des informations erronées, volontairement ou en raison de leur état de santé", a-t-il estimé. Il a salué le travail mené par la juge d'instruction, Sabine Kheris, qui a repris le dossier en septembre 2019.
 

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