Disneyland Paris : négociations pour 1.000 départs volontaires, sans lien avec la crise sanitaire

Disneyland Paris : négociations pour 1.000 départs volontaires, sans lien avec la crise sanitaire
(illustration)

, publié le lundi 30 novembre 2020 à 17h00

Plusieurs spectacles vont être supprimés, notamment l'un qui fait appel à des animaux. Les employés y travaillant ont des "contrats bien spécifiques donc compliqués à recaser" dans le groupe, selon une syndicaliste.

C'est un projet qui date d'avant la pandémie. Une négociation pour envisager le départ d'environ 1.000 salariés de Disneyland Paris sous la forme d'une rupture conventionnelle collective a débuté vendredi chez Eurodisney, a-t-on appris lundi 30 novembre de sources syndicales.

"On est sur une réorganisation qui date d'avant le coronavirus", a assuré Djamila Ouaz, déléguée CFDT à Disneyland Paris.

Dans une lettre envoyée aux salariés la semaine dernière, la présidente du parc d'attraction Natacha Rafalski a insisté sur la nécessité de revoir le programme des spectacles offerts aux visiteurs. "Les demandes de nos consommateurs évoluent", écrit notamment Natacha Rafalski, promettant un accompagnement pour permettre "aux salariés concernés par les effets induits de la transformation d'être redéployés sur d'autres emplois". D'autres seront accompagnés dans leurs projets professionnels par le biais d'un "dispositif collectif de ruptures conventionnelles", explique-t-elle.


Plusieurs spectacles vont être amenés à disparaître comme le Wild West Show ou le Stunt Show (cascades automobiles), ont rapporté plusieurs sources syndicales, confirmant une information du Parisien. Le Wild West Show avait par exemple recours à des bisons et chevaux pour son spectacle, ce que la direction a décidé de supprimer. Les cascadeurs et musiciens sont donc les premiers concernés par le plan de réorganisation. 

"Ce sont des contrats bien spécifiques donc c'est compliqué de les recaser ailleurs", a indiqué Djamila Ouaz. La CFDT, première organisation syndicale, a insisté sur la nécessité "d'accompagner avec le plus de justice sociale et d'équilibre ces salariés".



"Il n'est pas question qu'il y ait un PSE (plan de sauvegarde de l'emploi)", a insisté Djamila Ouaz, rappelant que c'était la position de la direction également. "Aujourd'hui, beaucoup sont volontaires au départ", a assuré la CFDT.

La direction, sans donner de chiffres sur le nombre de départs, met l'accent sur les projets futurs du parc, nouvelle attraction ou extension. 

Après avoir été fermé du 13 mars au 15 juillet, le parc d'attraction, qui emploie 17.000 personnes, est à nouveau fermé depuis le 30 octobre. Il ne devrait pas rouvrir avant le 13 février au plus tôt. La direction n'envisage pas de retour de l'activité à la normale (équivalente à 2019) avant 2022, selon une source syndicale. Au niveau mondial, le groupe Disney prévoit de supprimer 32.000 emplois dans ses activités liées au parcs d'attractions d'ici à la fin du premier semestre 2021, dont 28.000 aux Etats-Unis, en raison de l'impact de l'épidémie de Covid-19.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.