Diplomatie : l'Elysée dément avoir annulé une rencontre avec le président suisse à cause d'une commande de chasseurs américains

Diplomatie : l'Elysée dément avoir annulé une rencontre avec le président suisse à cause d'une commande de chasseurs américains
Un F-35 posé sur la base suisse de Payerne le 7 juin 2019, à l'occasion de tests.

publié le dimanche 19 septembre 2021 à 16h45

La presse helvétique avait assuré que Paris comptait annuler la rencontre en raison du choix de la Suisse d'acheter des avions de chasse américains aux dépens du Rafale français.

Le séisme de l'affaire des sous-marins a-t-il touché les relations franco-suisses, au lendemain du choix par Berne du F-35 américain à la place du Rafale français ? "Non" répondent en choeur l'Elysée et le cabinet du président de la Suisse Guy Parmelin, dimanche 19 septembre.


La presse suisse s'est fait l'écho d'une annulation d'un rendez-vous prévu en novembre, en raison du mécontentement de Paris face à la façon dont les Suisses ont conduit ces négociations commerciales.

En juin, la Suisse a finalement acheté 36 avions de chasse F35A à la compagnie Lockheed Martin. Le ministère suisse de la Défense aurait continué à discuter avec d'autres industriels, dont le français Dassault fabriquant le Rafale, alors que la décision avait déjà été prise d'opter pour un achat aux Américains.

Cependant l'Elysée, de même que le cabinet de Guy Parmelin, ont récusé toute annulation de rencontre, évoquant des questions d'agenda. "Cela n'a jamais été annulé et encore moins pour les raisons évoquées", a-t-on assuré à l'Elysée.

Une date qui reste à trouver

"Le président a confirmé le principe de la rencontre début 2021, les Suisses ont rapidement proposé une date en novembre et nous avions répondu que nous regarderions" mais "nous leur avions dit cet été que novembre serait compliqué", a-t-on précisé de même source, en ajoutant que "la date n'a pas été calée pour le moment" et qu'Emmanuel Macron a par ailleurs vu le président suisse Parmelin aux JO de Tokyo en juillet.

Le cabinet de Guy Parmelin a aussi souligné que le rendez-vous en novembre n'ayant pas été finalisé, le changement n'était considéré "comme une annulation". Cet épisode intervient alors que la décision cette semaine de l'Australie d'annuler le contrat d'achat de sous-marins français en faveur de navires américains à propulsion nucléaire suscite la colère de Paris.
 

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