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Deux cents Français bloqués en Arabie Saoudite

Deux cents Français bloqués en Arabie Saoudite
Des musulmans rassemblés sur l'esplanade de la mosquée du prophète Mahomet à Médine pendant le ramadan

Orange avec AFP, publié le dimanche 19 juin 2016 à 11h30

- Depuis plusieurs mois, les salariés d'une société de construction et leurs familles sont, faute de salaires, dans l'incapacité de quitter le pays. -

Ils ne touchent plus de salaire depuis plusieurs mois.

Endettés jusqu'au cou, leurs comptes bancaires sont bloqués. Leurs enfants déscolarisés. Leurs loyers impayés. Depuis près d'un an, 200 ressortissants français et leurs familles, installés en Arabie Saoudite, vivent un calvaire. Salariés de la société libanaise de construction Saudi Oger, comme les 38.000 autres employés, ils sont victimes de la chute de cet empire du BTP. Selon Paris Match, la plupart étaient au chômage en France avant de rejoindre le royaume wahhabite. Ils n'ont donc aucune épargne ou assurance qui pourrait leur permettre de survivre à ce cauchemar.

"Nous sommes poursuivis par notre banque en France, notre découvert est abyssal. Je n'ose même plus répondre au téléphone. Nous vivons dans l'angoisse. Pour renouveler nos iqamas (permis de résidence) nous avons dû emprunter 3.600 Saudi riyals soit 900 euros à des amis. La somme semble modique. Pas pour nous", confie à l'hebdomadaire Marie, mère de trois enfants et épouse d'un cadre. Le père qui a travaillé pendant 18 mois pour la compagnie libanaise espère toujours percevoir les 45.000 euros que lui doit son employeur.

COLLECTE DE FONDS

"Jusqu'au début du mois (de juin), j'y ai cru. Aujourd'hui, compte tenu des promesses non tenues, je suis désespéré ! Nous n'avons pas les moyens de rentrer en France. Pas les moyens de vivre en Arabie Saoudite. Au moment où je vous parle je ne sais pas quel avenir offrir à ma famille. Ce matin, j'ai reçu un mail de l'École française à Jeddah me précisant que l'entreprise Saudi Oger a fait connaître son intention de ne plus prendre en charge le paiement direct des droits de scolarité pour l'année 2016-2017... De notre côté nous n'aurons pas les moyens d'inscrire nos trois enfants."

Le dernier salaire perçu par les employés, celui d'octobre 2015, a été versé en avril dernier. À cela s'ajouterait quelques sommes en "cash" versées sporadiquement à certains employés. Résultat, l'entraide entre "expats" s'organise. Une collecte de fonds a été lancée avec le soutien de l'ambassade de France à Riyad, qui se dit "pleinement mobilisée pour aider les Français et leurs familles en difficulté à trouver une solution dans les meilleurs délais", rapporte le journal L'Alsace.

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