Des traces de pesticides dans 3/4 des fruits et 41% des légumes

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 Près des trois quarts des fruits et 41% des légumes non bio portent des traces de pesticides quantifiables, les plus touchés étant le raisin et le céleri branche

Près des trois quarts des fruits et 41% des légumes non bio portent des traces de pesticides quantifiables, les plus touchés étant le raisin et le céleri branche

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© AFP, ERIC PIERMONT

AFP, publié le mardi 20 février 2018 à 06h54

Près des trois quarts des fruits et 41% des légumes non bio portent des traces de pesticides quantifiables, les plus touchés étant le raisin et le céleri branche, selon un rapport publié mardi par l'ONG Générations futures.

L'association, qui milite contre les pesticides, se base sur des données de la direction générale de la répression des fraudes (DGCCRF) sur la période 2012-2016 et a retenu 19 fruits et 33 légumes pour lesquels les échantillons étaient représentatifs.

"Pour les fruits, nous avons pu constater, en moyenne, la présence de résidus de pesticides quantifiés dans 72,6% des échantillons analysés", selon un communiqué. Dans 2,7% des cas, ces résidus étaient supérieurs aux limites autorisées.

En moyenne, 89% des échantillons de raisins présentaient des marques de pesticides, 88,4% pour des clémentines ou mandarines et 87,7% des cerises.

Concernant les dépassements des limites maximales, ils concernent avant tout les cerises (6,6% des échantillons) et les mangues ou papayes (4,8%).

Dans le cas des légumes, 41,1% avaient des traces de pesticides et 3,5% des échantillons montraient des résidus supérieurs aux limites maximales.

Les échantillons de céleri branche sont ceux présentant les traces les plus importantes de pesticides (84,6%), devant les herbes fraîches (74,5%) et les endives (72,7%). Les herbes fraîches étaient les plus concernées par les dépassements des valeurs autorisées (29,4% des cas), devant le céleri branche (16%).

Les données de la DGCCRF portent uniquement sur les résidus quantifiés et pas sur les résidus détectés mais non quantifiables, ce qui fait dire à Générations futures que "les résultats présentés ignorent une partie des résidus réellement présents".

Le gouvernement a prévu un plan d'action pour réduire les produits phytopharmaceutiques dans l'agriculture, après l'échec d'une première série de mesures.

Des producteurs maraîchers et arboriculteurs veulent lancer de leur côté un label "zéro résidu de pesticides", différent du bio. Chaque produit ne pourra pas présenter plus de 0,01 mg de pesticide au kilo.

Pour Générations futures, cette solution n'est pas satisfaisante car "ces offres ne garantissent pas une absence d'utilisation de pesticides" et elles ne "suppriment pas les pollutions environnementales".

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92 commentaires - Des traces de pesticides dans 3/4 des fruits et 41% des légumes
  • il faudrait mettre une étiquette : attention , le raisin tue.

  • le bio , une façon de faire grimper les prix en ce donnant bonne conscience

  • le problème n'est pas d'avoir détecté des traces de pesticides mais de savoir si des produits ne respectent pas les normes autorisées.....en tout cas pour avoir fait quelques expérience avec des produits bio : conservation nulle et bien plus peur de tous les germes restants dans ces produits....
    le seuil bio c'est son potager à cueillir et manger de suite .....

    Et encore certains jardiniers du dimanche utilisent des pesticides et autres engrais et poisons en doses parfois plus importantes que les professionnels.

  • cette information est juste faite pour nous inciter à acheter BIO mais comme c'est beaucoup trop cher et pas sans traces de pesticides alors tout est bon pour nous faire peur - croyez-vous que certains retraités à qui on vient de baisser leur pension ont les moyens d'acheter BIO ?

    Surtout que le BIO est une fumisterie pour vendre plus cher et pas forcément plus clin que le reste !!

  • Désinformation classique des ong .Dans les produits bio. les pesticides autorisés ne valent pas mieux que les autres...mais ,en plus ,il laissent passer des maladies et parasites gravissimes .
    Deux faits :
    L'espérance de vie a augmenté de 30 ans en 2 siècles grâce aux soins phytosanitaires ,vétérinaires ,et médicaux .
    Nos ancêtres eux ,mouraient beaucoup plus jeunes ,de ,précisément ,manger et vivre bio .