Des néonazis dans l'armée française ? Le ministère promet la tolérance zéro

Des néonazis dans l'armée française ? Le ministère promet la tolérance zéro
(illustration)

publié le mercredi 17 mars 2021 à 07h50

Le ministère des Armées a réagi à l'enquête "minutieuse" de Mediapart, qui a dévoilé des images montrant plusieurs soldats, notamment de la Légion étrangère, afficher des convictions à la gloire de la Waffen SS ou du franquisme.

Mediapart a publié mardi 16 mars une enquête documentée faisant état d'une cinquantaine de militaires français affichant ouvertement des convictions néonazies.


Messages sur les réseaux sociaux à la gloire de la Waffen-SS ou du franquisme, photos devant des drapeaux barrés de la croix gammée, vidéos d'enfants incités à accomplir le salut hitlérien... Le média en ligne a collecté de nombreuses traces laissées sur le net par "une cinquantaine de nouveaux cas de militaires néonazis", en particulier dans la Légion étrangère, et met en doute la sévérité des sanctions prononcées à leur encontre en cas de faute avérée.

"Les éléments soulevés par l'enquête de Médiapart sont très graves et ont fait l'objet d'une analyse minutieuse", a réagi le ministère des Armées, en soulignant que "toutes les idéologies néfastes, nauséabondes, révisionnistes, extrémistes, sont proscrites dans les armées" et qu'il n'existe "aucune tolérance" pour ces faits.



"Mais, comme la ministre des Armées (Florence Parly, ndr) a eu l'occasion de le dire, il faut bien entendu rester humble car aucun dispositif de détection n'est infaillible", ajoute le ministère, qui souhaite relativiser les dizaines de cas recensés par Mediapart dans les rangs des armées qui comptent 210.000 militaires.

Assurant avoir déjà "lourdement sanctionné" sept militaires néonazis évoqués par une première enquête de Mediapart en juillet 2020, le ministère affirme que "les quelques profils révélés (par le journal) et qui sont toujours en activité seront lourdement sanctionnés", en soulignant par ailleurs qu'"une douzaine" des militaires pointés par le média en ligne dans son dernier article "ne sont plus liés aux armées".
 

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