En direct : Des "marées populaires" dans toute la France pour s'opposer à Emmanuel Macron

Des "marées populaires" dans toute la France pour s'opposer à Emmanuel Macron
"Ca fait un petit moment qu'il n'y a pas d'unité syndicale, mais on y travaille".

AFP, publié le samedi 26 mai 2018 à 14h14

Des "marées populaires" avec des dizaines de milliers de personnes sont attendues samedi à Paris et en province, à l'appel inédit d'une soixantaine de syndicats, partis politiques et associations, pour protester contre la politique d'Emmanuel Macron, qui répond par avance que "ça ne l'arrêtera pas".

26/05 à 19:05
Jean-Luc Mélenchon dans le défilé à Marseille
Ⓒ BERTRAND LANGLOIS, AFP
26/05 à 19:02

Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté en France contre la politique du président Emmanuel Macron, notamment sur le front social, mais sans parvenir à mobiliser la "marée populaire" voulue par les organisateurs, plus de soixante partis de gauche, associations et syndicats.

A Paris, selon le cabinet Occurrence travaillant pour un collectif de médias dont l'AFP, il y a eu 31.700 participants, le syndicat CGT en ayant pour sa part dénombré 80.000 et la préfecture de police 21.000. 

Dans l'ensemble du pays, les manifestations ont rassemblé 250.000 personnes, d'après la CGT.

"Ce rassemblement est historique (...) Nous avons réussi à créer une dynamique avec une très large participation citoyenne", s'est félicité le collectif qui comprenait notamment les syndicats CGT, Solidaires, Sud PTT ou Unef, les partis La France insoumise, PCF, EELV, Générations et NPA, ainsi que des associations comme Attac, Amis de la terre, Mouvement de la paix.

A l'inverse de la CGT, les deux autres grands syndicats nationaux, la CFDT et FO, n'avaient pas appelé à  défiler, refusant de sortir du champ syndical pour participer à un mouvement à coloration politique. 

A Paris, une quarantaine de personnes ont été interpellées en marge de la manifestation, émaillée de brefs incidents. Un policier a été blessé par un tir de mortier d'artifice, selon les autorités.

FIN DU DIRECT

26/05 à 18:21
Jean-Luc Mélenchon dans le défilé à Marseille
Ⓒ BERTRAND LANGLOIS, AFP
26/05 à 18:07

"Nous comptons des manifestations dans plus de 190 villes en France, y compris dans de petites villes rurales, qui chaque fois ont rassemblé une très grande diversité de mouvements", écrit l'association altermondialiste Attac dans un communiqué au nom du collectif d'organisateurs.

26/05 à 18:04
Jean-Luc Mélenchon défile à Marseille
Ⓒ BERTRAND LANGLOIS, AFP
26/05 à 18:01
Manifestation dans les rues de Lille
Ⓒ Philippe HUGUEN, AFP
26/05 à 17:59

A Metz, 550 personnes, selon la police, ont manifesté dans le centre-ville à grands renforts de pétards de voies. Les cheminots de la CGT et de Sud-Rail avaient pris la tête du cortège derrière une banderole sur laquelle était écrit: "La ministre a dépassé les bornes, elle déraille". "Du mouvement, du mouvement, du mouvement social" ont chanté, juste derrière les cheminots, un groupe d'étudiants opposés à la réforme de l'université.

Jean-Charles, un archéologue de 48 ans à la carrure aussi imposante que sa barbe rousse, trouve que Macron "se prend vraiment pour Jupiter", dit-il à notre journaliste Muriel Kasprzak. 

"Il a attaqué les retraités, maintenant c'est la fonction publique", soupire le manifestant, drapeau de la CGT Moselle à la main. Pour Farela, une travailleuse sociale de 50 ans, le président "méprise les pauvres". "Il s'est assis sur la politique de la ville, on n'a rien entendu. On travaille avec les pauvres, c'est sûr que ce ne sont pas les premiers de cordée", dénonce-t-elle.

26/05 à 17:55

Selon le comptage effectué par le cabinet Occurrence pour un collectif de médias, dont l'AFP, le nombre de manifestants à Paris - 31.700 - est plus élevé que lors de la mobilisation du 22 mai à l'appel de neuf syndicats de fonctionnaires, qui avait rassemblé 16.400 personnes, selon Occurrence. 

Le 5 mai, la manifestation baptisée "fête à Macron" à l'appel du député LFI François Ruffin, avait rassemblé 38.900 personnes à Paris, toujours selon Occurrence.

26/05 à 17:43
Jean-Luc Mélenchon dans la manifestation "Marée populaire" à Marseille
Ⓒ BERTRAND LANGLOIS, AFP
26/05 à 17:41
Des manifestants dans le défilé parisien
Ⓒ GEOFFROY VAN DER HASSELT, AFP
26/05 à 17:39
Des manifestants place de la Bastille à Paris
Ⓒ GEOFFROY VAN DER HASSELT, AFP
26/05 à 17:39
La manifestation parisienne à son arrivée, place de la Bastille
Ⓒ GEOFFROY VAN DER HASSELT, AFP
26/05 à 17:37
Une banderole déployée par des manifestants à Lille
Ⓒ Philippe HUGUEN, AFP
26/05 à 17:36
Des jeunes participent à la "Marée populaire" à Lille
Ⓒ Philippe HUGUEN, AFP
26/05 à 17:45

Sur le char "Marée populaire" à Paris, après un dernier air de "Tombé la chemise", Aurélie Trouvé, porte-parole d'Attac, salue un "rassemblement historique", et en particulier les cheminots "engagés depuis plusieurs semaines dans la lutte".

26/05 à 17:35
Ⓒ AFP
26/05 à 17:32
Des manifestants prennent part à la "Marée populaire" à Nantes
Ⓒ FRED TANNEAU, AFP
26/05 à 17:30
Des policiers interpellent un homme lors de la manifestation à Nantes
Ⓒ Fred Tanneau, AFP
26/05 à 17:30
Manifestation à Lille
Ⓒ PHILIPPE HUGUEN, AFP
26/05 à 17:28

Selon la préfecture de police, 39 personnes ont été arrêtées en marge et pendant la manifestation, dont 26 ont été placées en garde à vue, notamment pour port d'arme, rébellion ou participation à un groupement en vue de commettre des violences.

"Il faut que les personnes qui veulent exprimer leur opinion, puissent s'opposer aux casseurs", a estimé sur BFMTV le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb, appelant les manifestants à "ne pas être complices de ce qui se passe par leur passivité".

26/05 à 17:25

A Marseille, grand écart de chiffres comme de coutume: 4.200 manifestants selon la police, 65.000 selon la CGT.

26/05 à 17:21
Une femme costumée en Marianne dans le défilé à Lille
Ⓒ Philippe HUGUEN, AFP
26/05 à 17:10
Des manifestants cagoulés dans le cortège nantais
Ⓒ FRED TANNEAU, AFP
26/05 à 17:08
Heurts entre manifestants et forces de l'ordre à Nantes
Ⓒ FRED TANNEAU, AFP
26/05 à 16:55
Une banderole anti-Macron dans le cortège parisien
Ⓒ JACQUES DEMARTHON, AFP
26/05 à 16:55
Ⓒ AFP
26/05 à 16:53
Benoît Hamon (Génération-s) dans le défilé parisien
Ⓒ JACQUES DEMARTHON, AFP
26/05 à 16:43
Ⓒ AFP
26/05 à 16:39
Olivier Besancenot (NPA) participe à la "Marée populaire" à Paris
Ⓒ JACQUES DEMARTHON, AFP
26/05 à 16:38
Pierre Laurent (PCF) dans le cortège parisien
Ⓒ JACQUES DEMARTHON, AFP
26/05 à 16:37
Des manifestants prennent part à la "Marée populaire" à Strasbourg
Ⓒ PATRICK HERTZOG, AFP
26/05 à 16:35

La mobilisation est en hausse à Marseille, selon la CGT : 65.000 manifestants revendiqués, contre 58.000 annoncés lors de la dernière manifestation unitaire un samedi, celle du 14 avril, et 45.000 le 22 mai.

26/05 à 16:29

Des incidents ont éclaté lors de la manifestation nantaise, quand le cortège de tête, composé d'une centaine de militants anticapitalistes vêtus de noir, est passé devant la préfecture. 

Des manifestants ont lancé divers projectiles en direction des forces de l'ordre, qui ont répliqué en faisant usage d'une lance à eau. Le cortège s'était ébranlé vers 15H15 du château des ducs de Bretagne, derrière des banderoles proclamant "A l'attaque - Engloutissons Macron", "Gardez la haine fraîche", "Ni Macron ni matraque", les anticapitalistes en tête scandant "La police mutile, la police assassine" et "Maxime on pense à toi". De nombreux manifestants arboraient un gant rouge, en soutien à cet étudiant de 21 ans qui a eu la main arrachée mardi sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes en ramassant une grenade GLI-F4. De nombreuses pancartes - dont "Macron on va te faire un moignon" - faisaient référence au jeune homme gravement blessé. 

26/05 à 16:29
A Paris, un manifestant porte un gant rouge en soutien à un manifestant qui a perdu la main à Notre-Dame-des-Landes
Ⓒ JACQUES DEMARTHON, AFP
26/05 à 16:21

A Toulouse, un long cortège a déambulé dans une ambiance bon enfant sous les platanes du centre-ville, balayé par des bourrasques de pollen.

Ils étaient plus de 8.000 selon les organisateurs, 5.000 selon la police, sous les bannières de plusieurs organisations et partis de gauche, réclamant "l'union de nos forces pour changer la donne". Sous des bêlements de prétendus moutons, plusieurs manifestants ont défilé autour d'une pieuvre géante à l'effigie de Macron, selon notre reporter Chantal Valéry. Lou, une étudiante de 18 ans, est venue "contre la folie du système". "Ca tourne pas du tout rond, on nous parle de nos métiers mais, ce qui est important, c'est notre bonheur", insiste cette jeune femme qui a décidé de partir en camion "explorer le monde".

26/05 à 16:27

Heurts entre "Black block" et forces de l'ordre à Paris, qui font usage de gaz lacrymogènes. Sur le boulevard Beaumarchais près de la place de la Bastille, le cortège est stoppé.

Des manifestants arrivent à Bastille en criant "Tout le monde déteste la police!", et en reprenant "Bella Ciao" version dance. Des jeunes cagoulés taguent sur une agence BNP à Bastille, protégée par des panneaux en bois: "NDDL" (Notre-Dame des Landes), ou le "A" d’anarchie.

26/05 à 16:15
Des manifestants à Strasbourg
Ⓒ PATRICK HERTZOG, AFP
26/05 à 16:15

Plusieurs centaines de manifestants défilent à Lille, constate notre journaliste Julia Pavesi. Dans le cortège, flottent pèle-mêle des drapeaux palestiniens, de la CGT, de Génération.s Lille, de la France Insoumise, de la FSU, du PCF...

"On est mécontents, tellement mécontent qu'on arrive à être tous unis", déclare Marisa, 62 ans, auxiliaire de vie scolaire à Lomme, gagnant 698 euros par mois. "On a un même but: l'amélioration de la vie. On se dit que si on crie un peu plus fort, Macron va peut-être nous entendre", ajoute cette ancienne auxiliaire administrative en école primaire qui a vu son poste "supprimé" mais retrouvé "par chance" du travail tout de suite. Ayant voté Macron au deuxième tour de la présidentielle, elle se sent "complètement" trahie. "Si j'avais su, j'aurais voté blanc. Ca fait réfléchir pour les prochaines élections".

26/05 à 16:13

La police charge des manifestants boulevard Beaumarchais à Paris. Les forces de l'ordre reçoivent quelques jets de pierre.

26/05 à 16:11

A Strasbourg, quelque 1.800 manifestants, selon les autorités locales, ont défilé au cœur de la ville derrière un jazz band, un défilé ouvert par les étudiants rangés derrière une banderole proclamant: "Tu ne sélectionneras point". Derrière, des militants communistes, de la France insoumise, du NPA, de Lutte ouvrière... La CGT refermait la marche, simple effet du tirage au sort des places dans le cortège, selon ses militants.

Parmi les pancartes: "Stop Macron", "Privatiser c’est son projet", "1.001 raisons de manifester, une seule envie: résister". Ou un joli "Marée vous", a rapporté notre journaliste Hervé Asquin. Quelques hôtes étrangers aussi parmi lesquels quelques dizaines de militants de la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG), considérée par Ankara comme une organisation terroriste, mais soutenue par Washington dans la lutte contre le groupe Etat islamique (EI). Porteurs des fanions jaunes de l’organisation et de banderoles "Freedom for Öcalan". Egalement une poignée de membres de Verdi, le syndicat allemand de la fonction publique et du parti de la gauche radicale, Die Linke.

26/05 à 16:15
Une pancarte de manifestant à Strasbourg
Ⓒ PATRICK HERTZOG, AFP
26/05 à 16:07
Le numéro un de la CGT, Philippe Martinez, défile à Paris
Ⓒ JACQUES DEMARTHON, AFP
26/05 à 16:04
La manifestation parisienne entre Gare de l'Est et Bastille
Ⓒ GEOFFROY VAN DER HASSELT, AFP
26/05 à 16:03

Quelques dizaines de personnes ont été interpellées en début de manifestation à Paris, en marge du défilé, a-t-on appris auprès de la préfecture de police. 

La préfecture de police de Paris avait prévenu dès vendredi qu'elle procéderait à de "nombreux contrôles" en amont du cortège pour détecter d'éventuelles armes et personnes violentes.

Une heure après le début de la manifestation, la préfecture de police a indiqué que 32 personnes avaient été interpellées, notamment pour port d'arme, rébellion ou participation à un groupement en vue de commettre des violences.

"On veut éviter autant que faire se peut le phénomène black blocs" (ndlr militants radicaux de l'ultra gauche), a déclaré à l'AFP le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb, depuis la salle de commandement de la préfecture de police. 

"J'espère que ce défilé sera un défilé calme, où les gens peuvent exprimer leur opinion. Nous sommes dans un Etat républicain et ceux qui veulent casser, piller, voire s'en prendre aux forces de l'ordre, sont arrêtés de manière préventive", a-t-il ajouté.

26/05 à 16:01
Des personnes venues défendre la ZAD défilent à Paris
Ⓒ JACQUES DEMARTHON, AFP
26/05 à 16:00

Les orages et la grêle qui se sont abattus sur l'agglomération bordelaise à l'heure du rassemblement prévu devant l'Hôtel de Ville de Bordeaux ont découragé les "marcheurs populaires". Notre journaliste Régine Lamothe a vu quelques dizaines de cégétistes braver les intempéries avec leurs banderoles puis s'abriter sous les porches des échoppes environnantes. "Ah! On peut dire que la météo n'est pas de notre côté. Elle aura bien bousillé la journée", lâche, résigné, un militant trempé sous son parapluie.

26/05 à 15:59
La manifestation parisienne, entre Gare de l'Est et Bastille
Ⓒ GEOFFROY VAN DER HASSELT, AFP
26/05 à 15:59

A Saint-Etienne, le défilé de 750 personnes d'après la police (2.000 selon les organisateurs) a été ponctué de slogans hostiles au gouvernement et au chef de l'Etat avec des banderoles telles que "Marche contre le coup d’Etat social" ou "Quand tout sera privé, on sera privé de toi ". Le cortège était symboliquement parti du siège d’un grand bâtiment regroupant différents organismes sociaux et a parcouru, sans incident, les rues de la ville pendant plus d’une heure, a constaté un de nos correspondants. 

26/05 à 15:57
Des participants à la "marée populaire" défilent à Paris
Ⓒ GEOFFROY VAN DER HASSELT, AFP
26/05 à 15:56
Des manifestants habillés en noir dans le cortège parisien
Ⓒ GEOFFROY VAN DER HASSELT, AFP
26/05 à 15:54

A Marseille défilent de nombreux militants insoumis et de la CGT, ainsi que des citoyens non encartés ou militants dans de plus petites organisations, d'Attac à EELV en passant par des "décroissants".

"C'est le gouvernement des riches, ils ne leur font que des cadeaux, il faut se révolter !" s'exclame Babeth Joshua, une enseignante à la retraite de 75 ans, auprès de notre reporter, François Becker. "Moi j'ai profité, on m'a payé les études, on m'a payé les retraites, mes petits enfants, eux, ils n'auront rien ! Je suis révoltée et tous les jours j'ai une raison de plus de me révolter", ajoute cette femme à l'abondante chevelure grise et bouclée.

Drapeaux rouges du NPA fichés dans la carrosserie de sa vieille 206 cabriolet grise, Christophe Fleuter détonne parmi les manifestants. Ce cariste au chômage depuis 18 mois est venu d"Arles. "Il fait qu'on prouve que toute la gauche au sens large est là contre le gouvernement. Regardez le gazoil, EDF, les loyers… Tout augmente ! Les chômeurs, on est harcelés. Moi, ils ont voulu m'obliger à prendre un poste à Paris, alors que j'habite Arles !" raconte cet homme de 46 ans, béret noir frappé d'une étoile rouge sur le crâne

"Etre là, c'est toujours mieux que de ne rien faire", commente Nicolas Bérard, un homme de 36 ans qui distribue une revue écologiste engagée, "l'Âge de faire"."Il faut aussi mettre en cohérence le discours écologique et les actes. Nicolas Hulot nous parle des véhicules électriques, mais ils démantèlent le train ! On se fout de nous".

26/05 à 15:54
Dans le cortège parisien de la "Marée populaire"
Ⓒ JACQUES DEMARTHON, AFP
26/05 à 15:50
Dans la manifestation parisienne, entre Gare de l'Est et Bastille
Ⓒ JACQUES DEMARTHON, AFP
26/05 à 15:48

"Les Marseillais, les premiers, vous ont ouvert le chemin du rassemblement des partis, des syndicats, des associations du peuple tout entier !", a déclamé Jean-Luc Mélenchon, retrouvant ses accents de tribun, juché sur une caisse de bois, au milieu de milliers de partisans.

"Formez ce Front populaire (...) pour que l'on commence l'ère du partage, du renouveau, d'une autre société", a-t-il poursuivi, avant que le cortège ne s'élance du Vieux-Port.

"Ne comptez que sur vous, il n'y aura pas de sauveur suprême", a ajouté le député de Marseille. Il a souligné que ces marches n'étaient "la propriété d'aucune organisation" et d'aucun de leurs dirigeants, mais témoigné de sa "reconnaissance" aux syndicats et à la CGT en particulier, qui "la première a appelé au rassemblement".

"Il faut que la tête dure de Monsieur Emmanuel Macron entende ce message du peuple populaire, comme on dit", a lancé le chef de file des insoumis.

"Vous nous répondez qu'il n'y a pas d'argent ? Ecoutez le peuple qui crie, et qui vous dit nous ne vous croyons pas parce que vous nous mentez !", a-t-il ajouté, rappelant des mesures fiscales jugées injustes et favorables aux "riches".

26/05 à 15:44

10 personnes cagoulées ont brièvement frappé, place de la République, un fourgon de police... qui s’est vite enfui, a constaté Guillaume Decamme de l'AFP.

26/05 à 15:44
Des salariés d'Air France dans le défilé parisien
Ⓒ JACQUES DEMARTHON, AFP
26/05 à 15:41
Un "chamboule tout" avec les photos d'Emmanuel Macron et d'Edouard Philippe dans la manifestation à Nantes
Ⓒ FRED TANNEAU, AFP
26/05 à 15:38

A l'avant de la manifestation, le cortège est en accordéon, dense par endroit, plus épars ailleurs. "Réveillez-vous!", hurle un homme.

26/05 à 15:36
Dans le cortège parisien, quelques espaces vides
Ⓒ AFP
26/05 à 15:30
"Marée populaire" dans les rues de Perpignan
Ⓒ RAYMOND ROIG, AFP
26/05 à 15:29

Peu avant le départ du cortège nantais, Marc Reumont, un retraité de 71 ans se définissant comme "plus anarchiste que gauchiste", regrette que ça ne "chauffe pas assez par rapport à 68". "J'aimerais que ça bouge plus", confie-t-il à notre journaliste Anne-Sophie Lasserre.

26/05 à 15:39

François Ruffin, député LFI de la Somme, exhorte à un "front commun des gens" face à la "répression du haut, des riches". "D'habitude, quand on vient à une manif, on se dit: quelle est la tronche qui vient à la manif? La tronche +citoyen+, la tronche +syndicats+ ou +syndicats-partis+. Là, on fait tomber a l'intérieur de nous-mêmes les cloisons (...). Face à la répression du haut, des riches il faut un front commun des gens", déclare-t-il à notre journaliste Bertille Ossey-Woisard.

26/05 à 16:05

A République, un homme en noir et cagoulé monte sur la statue et tague "La République aussi coupe des mains #zad #Collomb", sous les vivats de la foule, constate notre reporter, Guillaume Decamme.

Cette inscription se réfère à l'accident survenu à Notre-Dame-des-Landes cette semaine, dans lequel un manifestant a perdu sa main en ramassant une grenade des forces de l'ordre.

26/05 à 15:26
Des personnes participent à la "Marée populaire" à Perpignan
Ⓒ RAYMOND ROIG, AFP
26/05 à 15:20
Dans la manifestation parisienne
Ⓒ AFP
26/05 à 15:26

Philippe Martinez, numéro un de la CGT, regrette l'absence de FO et de la CFDT. "Ca fait un petit moment qu'il n'y a pas d'unité syndicale, mais on y travaille", a déclaré le leader cégétiste à la presse, dans le cortège à Paris. 

"Cette journée est différente pour la CGT parce que c'est un samedi et il y a beaucoup de salariés qui ne peuvent pas faire grève la semaine. Ca permet d'élargir, c'est ça l'objectif", dit-il.

Interrogé sur un changement de pied de la CGT qui se mobilise avec des partis politiques, il a répondu: "ça peut arriver, à condition que le mot d'ordre soit clair. C'est le cas du texte où on parle de pouvoir d'achat, de droit collectif, de protection sociale, donc c'est intéressant de s'associer à ça". 

"Il faut continuer à élargir, à convaincre, car il y a encore des salariés qui doutent qu'en agissant il vont gagner. La peur, ça existe: des gens, même en signant des pétitions, ont peur pour leur emploi".

26/05 à 15:15
26/05 à 15:13

Olivier Besancenot salue une "marée" qui "se construit au fur et à mesure, elle appelle à de nouvelles vagues dans les grèves, donc c'est un point d'appui supplémentaire dans ce travail unitaire qu'on essaye de construire depuis plusieurs semaines et qui commence à porter ses fruits". 

Pour le porte-parole du NPA, "l'objectif c'est d'infliger une défaite au gouvernement de Macron et de le faire reculer sur ses réformes phares", déclare-t-il auprès de notre journaliste Stéphanie Lerouge.

26/05 à 15:14
26/05 à 15:28

Le porte-parole d'EELV Julien Bayou dénonce "une offensive généralisée contre les services publics". "Je crois qu'il y a besoin de réaffirmer le climat de la solidarité, de la nécessité de la transition écologique et solidaire et de s'opposer à cette politique de droite très, très dure et systématiquement en faveur des plus riches des privilégiés".

26/05 à 15:05

Sur la banderole du "comité Adama": "C'est nous, on braque Paris, c'est nous l'Grand Paris". Ils scandent "Zyed, Bouna, Adama on oublie pas", "Solidarité avec les Traoré", "Tout le monde déteste la police", "Police partout, justice nulle part". 

26/05 à 15:03

Le cortège est très long mais épars. Il s'étend de Gare de l'Est à République, chaque groupe étant séparé par quelques mètres de vide. Il commence à se consolider sur la place de la République, constate Sami Acef de l'AFP. Sandrine, une fonctionnaire de 50 ans dans le secteur hospitalier apparaît déçue. "Je pensais quand même qu'il y aurait plus de monde. Les gens se plaignent mais ne viennent pas manifester", dit-elle.

26/05 à 14:54
L'écrivain Edouard Louis dans le cortège parisien
Ⓒ AFP
26/05 à 14:57
Le "comité Adama" en tête de la manifestation parisienne
Ⓒ AFP
26/05 à 14:50

A Marseille, Jean-Luc Mélenchon lance aux manifestants: "Formez le front populaire dont le pays a besoin !". "Ecoutez le peuple qui crie (...). Nous disons assez, assez de ce monde (....)", tonne le chef de file de La France Insoumise en ouvrant le défilé dans la cité phocéenne.

26/05 à 14:34

Delphine, psychothérapeute de 52 ans, porte une pancarte "Stop Macron" dans le dos avant de défiler à Paris: "J'ai prévu qu'à 19h Emmanuel Macron démissionne mais s'il veut partir avant... Il faut qu'il parte, il n'a été élu que par les riches. Moi je connais des gens qui ont voté Macron au premier tour. Je peux vous dire qu'aucun n'est au Smic ou au RSA".

La convergence des luttes ? "J'en ai rien a faire, ça, c'est le problème des médias", répond-elle.

26/05 à 15:28
Des manifestants défilent à Perpignan
Ⓒ RAYMOND ROIG, AFP
26/05 à 14:42

Pour Benoît Hamon, (Génération-S), le pays "finira par s'affaisser et s'écrouler si on continue d'avoir une politique d'une telle indignité et d'une telle injustice". Dans une déclaration à notre journaliste Stéphanie Lerouge, l'ex-candidat PS à la présidentielle s'en prend vivement au président Emmanuel Macron qui "la même semaine (...) célèbre les évadés fiscaux à l'Élysée en invitant des géants du numérique qui ont tous organisé leur évasion fiscale. Et en même temps (...) organise le contrôle des chômeurs, (...) met la corde autour du cou des hôpitaux publics, (...) fragilise les précaires".

26/05 à 14:27

Marie-Thérèse, une fonctionnaire de Bercy retraitée, s'apprête à rejoindre le cortège de Solidaires. "Je suis retraitée et d'autant plus concernée, à cause de la CSG", dit-elle à notre reporter, Bertille Woisard. A ses yeux, il est "important aussi de redonner de l'espoir aux jeunes et montrer qu'une autre société est possible". 

"Je ne pense pas qu'aux cheminots, qui sont notre locomotive de lutte, sans jeu de mots, mais aussi à La Poste ou aux fonctionnaires des services des finances publiques qui ont perdu 30.000 a 35.000 postes en dix ans. L'union syndicale, politique et associative ne m'étonne pas. Les mêmes forces étaient présentes en 95, j'y étais", se souvient Marie-Thérèse, qui espère une nouvelle mobilisation similaire.

26/05 à 14:20
26/05 à 14:20

"Il y a dix ans, ils nous ont fait la même chose que ce qu'ils font à la SNCF. Et maintenant, ils veulent nous vendre!", lâche un syndicaliste d'Aéroports de Paris (ADP) dans la manifestation parisienne.

26/05 à 14:19
Un salarié d'Air France arrive à la manifestation parisienne
Ⓒ AFP
26/05 à 14:15
26/05 à 14:11
Préparatifs de la "marée populaire" à l'appel d'une soixantaine de syndicats, partis politiques et associations contre la politique d'Emmanuel Macron, le 26 mai 2018 à Paris
Ⓒ AFP
26/05 à 14:08

Eric Coquerel, député LFI de Seine-Saint-Denis, espère "que ce soit un moment fort dans le rapport de force avec Emmanuel Macron". "On sera des centaines de milliers vous verrez", prophétise-t-il auprès de notre journaliste, Sami Acef. "Les attaques de plus en plus fortes d'Emmanuel Macron nécessitent qu'on se mette ensemble", ajoute-t-il. 

26/05 à 14:03

Peu avant le démarrage de la manifestation, le numéro un du PCF, Pierre Laurent, dénonce un pouvoir arrogant" qui "n'écoute personne". "Quand on a un pouvoir aussi arrogant, aussi autoritaire dans ses méthodes, ce pouvoir qui n'écoute personne dans un système monarchique, face à ça (...), si le pays ne montre pas sa force et son unité on n'arrivera pas à faire bouger les lignes", déclare-t-il à la journaliste de l'AFP Nadèje Puljak.

26/05 à 14:02

Les représentants de plusieurs organisations et partis se sont réunis pour une conférence de presse à quelques dizaines de mètres du départ de la manifestation parisienne: des portes-parole d'Attac, de Copernic, mais aussi des politiques, dont Eric Cocquerel (LFI), Benoît Hamon (Generation-s), Pierre Laurent (PCF), Philippe Poutou et Olivier Besancenot (NPA).

"Cette manifestation est de toute façon historique par sa diversité. Elle doit être à la hauteur pour s'opposer à la politique du gouvernement (...) de ségrégation dans l'accès à l'université dans l'accès à la justice", explique Aurélie Trouvé, porte-parole d'Attac.

Plaidant pour une société qui "partage bien mieux les richesses", elle a également salué "toutes les mobilisations de ces derniers mois, toutes légitimes et toutes importantes".

26/05 à 13:52
Des représentants de plusieurs organisations et partis, dont Benoît Hamon (Génération-s), Pierre Laurent (PCF), Catherine Perret (CGT), Eric Beynel (Solidaires), sont réunis pour une conférence de presse à quelques mètres du départ de la manifestation à Paris
Ⓒ AFP
26/05 à 13:45
26/05 à 13:44

Dans la manifestation à Montpellier, Marie est venue protester "contre la politique antisociale du gouvernement". Cette enseignante de 62 ans à la retraite déplore "une grande résignation dans la population". "La protestation ne va pas dans le bon sens, elle n'est pas assez dans la rue, il n'y a pas assez de monde ce matin, regrette-t-elle. 

26/05 à 13:43
Préparatifs de la "marée populaire" à l'appel d'une soixantaine de syndicats, partis politiques et associations contre la politique d'Emmanuel Macron, le 26 mai 2018 à Paris
Ⓒ AFP
26/05 à 13:43

"Il est déterminé, Macron, mais on est déterminés aussi", assure le porte-parole du NPA Olivier Besancenot, pour qui "une victoire serait par exemple d'obtenir le retrait de Parcoursup" ou de la réforme du rail. 

Pour le numéro un communiste Pierre Laurent, "face à un pouvoir arrogant, nous sommes de plus en plus nombreux" pour "faire entendre une exigence de changement de cap social".

26/05 à 13:42

"Macron est en train de se construire comme chef de la droite, c'est un mélange très intime de Sarkozy et de Giscard", a affirmé Jean-Luc Mélenchon, hier à Marseille. "Le mouvement social n'a pas désarmé", s'est-il également félicité, tout en dépeignant le chef de l'Etat en "stratège déterminé et rusé".

Que Jean-Luc Mélenchon promette "une marée humaine, ça ne nous arrête pas", a cinglé Emmanuel Macron depuis Saint-Pétersbourg, où il était en déplacement.

"J'écoute les gens en permanence" mais "ça ne veut pas dire être la girouette de l'opinion publique et donc j'assume de ne pas présider à la lumière des sondages ou des manifestations parce qu'on l'a trop fait", a ajouté Emmanuel Macron, assurant que "ceux qui veulent manifester pour bloquer le pays" "ne le bloqueront pas".

Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, a rétorqué ce matin sur France Inter que le président de la République "devrait regarder par la fenêtre de son palais pour voir la vraie vie" car il "a du mal à entendre le mécontentement social". 

26/05 à 13:40
Jean-Luc Mélenchon à l'Assemblée nationale, le 23 mai 2018
Ⓒ Alain JOCARD, AFP
26/05 à 13:38

A l'inverse de la CGT,  l'Unsa, la CFDT et FO ont refusé de participer aux défilés, tout comme le PS.

"Il y a un moment social qu'il faut respecter. Et puis il y aura un moment politique (...) A trop vouloir confondre les moments, à trop faire craindre le risque de récupération, on n'aide pas le mouvement social", justifie Olivier Faure, Premier secrétaire du PS.

"Nous ne faisons jamais de politique (...) nous restons sur un champ syndical", explique pour sa part Pascal Pavageau, nouveau patron de FO.

Malgré ces absences, la gauche de la gauche a salué, hier, l'"unité" syndicats-partis-associations, estimant que "le rapport de force" avec le chef de l'Etat "continue".

26/05 à 13:33

Selon la police, les manifestants sont au nombre de 1.900 à Grenoble

26/05 à 13:31

À Lyon la "marée" se déroule dans une ambiance guinguette en bord de Rhône avec une buvette, des stands et des guirlandes revendicatives accrochées entre les arbres. 

"On ira pas tous au paradis fiscal", "de l'air, de l'air, ouvrez les frontières", "Un Macron, ça Trump énormément", peut-on y lire. 

Selon la police, la manifestation rassemble 1.200 personnes. La présence policière est faible, rapporte la journaliste de l'AFP, Sandra Laffont.

Sur une petite table en bois, une jeune "postière, casquette bleue et cloche en main, invite les manifestants à écrire des cartes postales pour le président. Thierry Soulard, 66 ans, un ancien magistrat désormais écrivain de 66 ans écrit: "la séduction ne laisse pas de traces". "Je me déplace rarement dans les manifestations. Je constate au bout d'un an que le libéralisme économique a la part belle et va au-delà de tout ce qui a pu être fait depuis plusieurs présidences. Ce mouvement peut servir à enraciner les convictions des gens. Mais que ça ait un impact et que le président change d'opinion, faut pas rêver", dit-il. 

Cet après-midi une autre manifestation, contre l'extrême droite et le Bastion social, est également est prévue, sur la place des Terreaux.

26/05 à 13:30

Quelque 4.000 personnes réunies à Montpellier, selon les organisateurs, 2.000 selon la police. Derrière des pancartes, ils appellent notamment à "sortir des traités européens" ou réclament "l'égalité, la justice sociale et la solidarité", rapporte le journaliste de l'AFP François Becker.

26/05 à 13:23

Des "marées populaires" avec des dizaines de milliers de personnes sont attendues à Paris et en province, à l'appel inédit d'une soixantaine de syndicats, partis politiques et association. 

Cette "super fête à Macron", dixit Jean-Luc Mélenchon, est organisée par Attac et la fondation Copernic, réunissant la gauche de la gauche (La France insoumise mais aussi PCF, EELV, Générations, NPA...) ainsi que des syndicats (CGT, Solidaires, Syndicat de la magistrature, Sud PTT, Unef...) et associations (Les Amis de la terre, Mouvement de la paix, La santé n'est pas une marchandise...).

Jean-Luc Mélenchon, chef de file de La France insoumise, est confiant dans une mobilisation "massive". Emmanuel Macron répond par avance que "ça ne l'arrêtera pas".

A Paris, la manifestation, sans cortège de tête peut-être pour éviter de heurter les susceptibilités, partira vers 14H00 de la Gare de l'Est direction Bastille, en passant par République. Comme pour la "fête à Macron" du 5 mai, un char ouvrira la manifestation, suivi d'un cortège "citoyen", puis de syndicats, associations et, finalement, partis. 

D'autres défilés sont au menu en France, notamment à Marseille avec Jean-Luc Mélenchon.

La manifestation du 5 mai, à l'initiative du député Insoumis François Ruffin, avait, sans bataillons CGT, rassemblé entre 40.000 et 160.000 personnes, selon les sources.

Alexis Corbière, député LFI, espère que ce rassemblement prélude, "peut-être", à une autre journée de mobilisation en juin.

DEBUT DU DIRECT

26/05 à 13:22
Les manifestants rassemblés pour la "Fête à Macron" place de la Bastille à Paris, le 5 mai 2018
Ⓒ GERARD JULIEN, AFP

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