Déprogrammations : l'UFC-Que Choisir veut "mettre à contribution" les cliniques privées

Déprogrammations : l'UFC-Que Choisir veut "mettre à contribution" les cliniques privées
(illustration)

publié le jeudi 24 juin 2021 à 18h08

Quasiment 4 opérations sur 10 prévues entre mars 2020 et mars 2021 n'ont toujours pas eu lieu, selon l'association.

Mis à mal par la pandémie de covid-19, les hôpitaux ont du déprogrammer massivement des opérations chirurgicales. Pour faire face au retard, l'UFC-Que Choisir qui demande jeudi "la mise à contribution du secteur privé", "sans surcoût pour les usagers".

Les vagues épidémiques qui ont submergé l'hôpital depuis mars 2020 ont fortement réduit l'activité des blocs chirurgicaux, dont les soignants ont été appelés en renfort dans les services de réanimation. D'après la Fédération hospitalière de France (FHF), les établissements de santé ont réalisé l'an dernier 900.000 interventions de moins qu'en 2019, soit une baisse globale de 15%, plus ou moins marquée selon les spécialités.


"La situation est loin de s'être résorbée", affirme l'UFC-Que Choisir dans un communiqué. Sur la base d'une enquête en ligne menée en avril auprès de 844 personnes, l'association de consommateurs soutient que "39% des opérations prévues entre mars 2020 et mars 2021 n'avaient toujours pas eu lieu, dont 27% qui n'avaient fait l'objet d'aucune reprogrammation".


Ceux qui ont obtenu un nouveau rendez-vous doivent attendre en moyenne "7 mois après la date initiale", au risque de "conséquences négatives pour les patients".

Constatant que les hôpitaux publics ont accueilli la très grande majorité des malades du Covid - et donc subi davantage de déprogrammations - l'UFC-Que Choisir demande aux agences régionales de santé (ARS) de "favoriser la mise à contribution du secteur privé (...) sans surcoût pour les usagers", afin de "rattraper rapidement les retards de soins".

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