Déploiement massif des tests salivaires : "L'objectif fondamental" est que les écoles restent ouvertes, assure Jean-Michel Blanquer

Déploiement massif des tests salivaires : "L'objectif fondamental" est que les écoles restent ouvertes, assure Jean-Michel Blanquer
Le ministre de la Santé Jean-Michel Blanquer le 1er mars 2021 dans une école de Lavoncourt (Haute-Saône), dans le cadre de l'intensification de la campagne de dépistage par tests salivaires dans les écoles.

, publié le lundi 01 mars 2021 à 11h15

Alors que l'épidémie de Covid-19 connaît un regain, le gouvernement veut réaliser 300.000 tests salivaires par semaine d'ici mi-mars, a rappelé lundi 1er mars le ministre de l'Education nationale. 


Après deux semaines de vacances, les élèves de la zone C (Paris, Créteil, Montpellier, Versailles et Toulouse) reprennent lundi 1er mars le chemin de l'école, soit huit millions d'enfants de retour en classe. La semaine prochaine, ce sont ceux de la zone B qui reprendront l'école.

Alors que l'épidémie de Covid-19 repart à la hausse, avec 20 départements, dont ceux de l'Île-de-France, placés en "surveillance élevée", casser les chaînes de contamination du Covid-19 dans les écoles est l'une des priorités

Pour ce faire, l'exécutif déploie massivement cette semaine les tests salivaires dans les écoles, avec entre "50.000 et 80.000" tests réalisés cette semaine "dans les zones à risques". En déplacement dans une école de Lavoncourt, en Haute-Saône, Jean-Michel Blanquer a rappelé face à la presse que l'"objectif fondamental" du gouvernement était que les écoles restent ouvertes.  Et "pour bien l'accomplir il faut réaliser un maximum de tests", a-t-il insisté.

"Il y a un objectif de 300.000 tests par semaine dès la mi-mars", a-t-il rappelé, confirmant les chiffres avancés jeudi dernier par le Premier ministre Jean Castex, assurant la France en avait "tout à fait les moyens en termes de tests et de moyens logistiques"





La Haute autorité de santé (HAS) a donné le 11 février son feu vert à ces tests pour les personnes sans symptôme. Le gouvernement souhaite les déployer en priorité dans les écoles maternelles et élémentaires. Les tests salivaires ont en effet l'avantage d'être moins désagréables que les PCR "classiques" qui nécessitent l'introduction d'un écouvillon dans le nez : seule la salive sera récupérée, par un crachat dans un flacon ou, chez les plus petits, via une pipette sous la langue.

Le laboratoire qui les analysera livrera les résultats sous 24 heures aux représentants légaux des élèves - qui devront informer le directeur d'école si le test est positif -  et aux médecins conseillers départementaux de l'Education nationale. Des variants seront systématiquement recherchés sur les tests positifs.

Les tests réalisés par "des personnels de santé"

Ces tests salivaires seront réalisés par des "personnels de santé" et non par des enseignants, a assuré le ministre. "Chacun est dans son métier, évidemment les tests sont réalisés par des personnels de santé", a-t-il estimé.  Les syndicats d'enseignants, qui déplorent un manque d'organisation et d'anticipation de cette campagne de tests, s'inquiétaient de la mise à contribution des enseignants pour pratiquer les tests.

Un protocole précis a été défini et prévoit que "des personnels spécialisés" des agences sanitaires de santé, "des personnels de santé de l'éducation nationale", comme les infirmières scolaires, mais aussi d'autres secteurs comme celles "des laboratoire privés" pratiquent les tests auprès des enfants, a expliqué le ministre.

"Le reste des personnels de l'Education nationale peuvent être volontaires pour aider dans la supervision vis-à-vis des enfants ou le suivi administratif de ce qui se passe", a précisé M. Blanquer, soulignant la "belle mobilisation des personnels".

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