Départementales: la droite consolide, le PCF perd son dernier fief

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Eclipsées par une médiatisation focalisée sur les régionales, les élections départementales ont été marquées dimanche également par un relatif statu quo, la droite consolidant sa domination et dépossédant le PCF de son dernier fief du Val-de-Marne
Eclipsées par une médiatisation focalisée sur les régionales, les élections départementales ont été marquées dimanche également par un relatif statu quo, la droite consolidant sa domination et dépossédant le PCF de son dernier ...
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© AFP, Ludovic MARIN

publié le lundi 28 juin 2021 à 18h31

Eclipsées par une médiatisation focalisée sur les régionales, les élections départementales ont été marquées dimanche également par un relatif statu quo, la droite consolidant sa domination et dépossédant le PCF de son dernier fief du Val-de-Marne.

"Ces élections ont été marquées par une prime aux sortants du fait de la crise sanitaire (du Covid-19) et une faible participation qui a favorisé le retour d'un match classique gauche-droite", affirme à l'AFP Pierre Monzani, directeur général de l'Assemblée des départements de France (AdF). 

La droite et le centre, qui disposaient d'une très large majorité de 70 départements contre 33 pour la gauche (avec les Outre-mer) depuis les élections de 2015, pourraient en détenir 73 après le scrutin de dimanche. 

Elle a créé la surprise en remportant une victoire historique dans le Puy-de-Dôme, un bastion de la gauche qui n'a connu que deux alternances à droite depuis 1945: entre 1973 et 1976 puis entre 1992 et 1998.

Elle a aussi ravi les départements des Alpes-de-Haute-Provence et le Finistère, tous deux à gauche depuis 23 ans et conquis le Val-de-Marne, le dernier fief du Parti communiste, qu'il dirigeait depuis 1976, après la perte surprise de l'Allier en 2015. 

La gauche a toutefois récupéré la Charente et les Côtes-d'Armor qui étaient passée à droite en 2015.

Encore des incertitudes


Il reste toutefois des incertitudes autour de trois départements qui seront levées au plus tard jeudi lors de l'élection des présidents des conseils départementaux. 

L'Ardèche, bastion de la gauche depuis 23 ans, pourrait basculer, la droite ayant décroché 16 des 34 sièges à l'instar de la majorité socialiste sortante. Le sort du département dépend d'un binôme indépendant qui n'annoncera son soutien que lundi.

La Seine-Maritime, quant à elle, pourrait rebasculer à gauche: tout dépendra du choix d'un élu centriste qui se veut indépendant. 

Dans le Vaucluse, gauche et droite arrivent à égalité. Le maire de Bollène, Anthony Zilio, qui s'est affranchi du PS, sera l'arbitre et peut faire basculer le département dans un camp ou dans l'autre.

Claude Chirac élue

Parmi les personnalités qui se présentaient aux départementales, Claude Chirac, 58 ans, fille de l'ancien chef de l'Etat, a été élue sur le canton où sa mère Bernadette, qui avait siégé 36 ans sans discontinuer au département, avait été élue suppléante en 2015.

Si la majorité présidentielle, pénalisée par son manque d'ancrage territorial, a subi un échec comparable à celui des régionales, certains membres du gouvernement ont réalisé de belles performances individuelles.

C'est le cas du ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin qui a remporté une large victoire dans son canton de Tourcoing avec 65% des voix. Mais aussi de Brigitte Bourguignon (66,37% à Desvres dans le Pas-de-Calais) ou Sébastien Lecornu (81% à Vernon dans l'Eure).

Mais dans les Pyrénées-Orientales, dans le canton où le Premier ministre Jean Castex avait été élu en 2015 sur une liste LR, c'est un binôme d'union de la gauche qui l'a emporté avec 55% des voix. 

Quant au Rassemblement national, qui n'a remporté dimanche aucun département et aucune région, Marine le Pen a obtenu une maigre consolation à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) où elle a remporté le scrutin avec 59,72% des voix.

Après leurs élections jeudi par les conseils départementaux, les nouveaux présidents doivent se retrouver au plus tard le 27 juillet pour désigner le nouveau président de l'AdF qui succèdera au centriste Dominique Bussereau qui ne se représentait pas dans son département de la Charente-Maritime.

Trois candidats issus de l'UDI ont d'ores et déjà annoncé leur intention de briguer ce poste qui devrait revenir à nouveau à un centriste de la majorité de droite. Il s'agit d'Alain Sauvadet (Côte d'Or), Jean-Léonce Dupont (Calvados) et Olivier Richefou (Mayenne).

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