Delphine Jubillar : les confidences bouleversantes de son "nouvel amoureux"

Delphine Jubillar : les confidences bouleversantes de son "nouvel amoureux"©Panoramic

publié le jeudi 17 juin 2021 à 08h50

Les gendarmes l'ont surnommé "le confident de Montauban". Il avait connu Delphine Jubillar sur le web. Selon lui, l'infirmière d'Albi s'apprêtait à quitter son compagnon pour lui quand elle a disparu mi-décembre. Il s'est confié au Parisien.

"Delphine me manque terriblement". Le dernier confident de Delphine Jubillar s'est longuement confié au Parisien, au lendemain du placement en garde à vue, mercredi 16 juin, du compagnon de l'infirmière d'Albi (Tarn-et-Garonne). Ce trentenaire, papa d'un garçonnet et désormais divorcé, avait rencontré Delphine Jubillar sur le web six mois avant sa disparition dans la nuit du 15 au 16 décembre. "Je lui disais souvent que notre relation était comme une évidence, affirme-t-il. Delphine me reprenait et disait : Non, c'est une providence".

Le père de famille habitait dans le Tarn-et-Garonne, à environ 70 km de Cagnac-les-Mines, où résidait la victime, qui "n'a connu qu'un seul homme dans sa vie, Cédric Jubillar". Il est la dernière personne avec qui l'infirmière a communiqué le soir du drame. Un peu avant 23 heures, elle lui a envoyé "une photo sur laquelle elle apparaissait en tenue de nuit, douchée et prête à aller se coucher", décrit-il au quotidien. Identifié dès le lendemain de sa disparition et baptisé "le confident de Montauban", il a rapidement été innocenté par les enquêteurs : "Cette nuit-là, j'étais à mon domicile près de Montauban et mon ex-compagne a pu le confirmer", déclare-t-il.



Delphine Jubillar s'apprêtait à s'installer avec lui et à le révéler à son compagnon. "Nous avions clairement évoqué le projet de nous installer ensemble d'ici le printemps, mais sans brusquer les choses et sans faire de mal à nos partenaires respectifs, assure le jeune homme, la voix tremblante. Nous pensions vivre près d'Albi, idéalement dans une ferme avec un poulailler. Quitte à s'installer d'abord chacun de notre côté pour y aller progressivement... Nous avions le sentiment, l'un comme l'autre, de toucher du doigt le bonheur et c'est ce que nous n'arrêtions pas de nous dire".




Cédric Jubillar l'a-t-il appris ce soir-là et l'a-t-il mal pris ? "Elle avait parlé à Cédric dès le mois de septembre de son envie de divorcer. Mais sans en dire plus, je crois", indique-t-il. Il se refuse à dire son sentiment sur ce qui s'est passé la nuit du drame, lâchant seulement : "Ma vie est détruite, mais je me dois d'avancer, pour mon fils... Et puis je pense surtout aux deux enfants de Delphine. C'est pour eux que la situation est la plus terrible."

Leur père, Cédric Jubillar, a vu sa garde à vue prolongée jusqu'à vendredi midi, ainsi que celle de sa mère et son beau-père. Arrêté mercredi sur son lieu de travail, l'artisan plaquiste est passé du statut de victime à celui de suspect. Il nie toujours toute implication dans la disparition de sa femme et, interrogé sur la liaison extraconjugale de son épouse, "il n'a pas bronché au sujet", a confié une source proche de l'enquête au Parisien.  Le témoignage du "confident de Montauban" ne concorde pas avec celui du mari de Delphine Jubillar.

Outre les nombreuses incohérences relevées par les gendarmes la nuit du drame, par exemple qu'il avait téléphoné entre 23 heures et 4 heures alors qu'il avait assuré être en train de dormir, selon Le Parisien, le téléphone de Cédric Jubillar recelait des captures d'écran extraites du smartphone de l'infirmière, dont une photocopie du profil de l'amant de sa compagne sur un réseau social.

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