Déconfinement : peu d'affluence dans les transports en commun, malgré des couacs à Paris

Déconfinement : peu d'affluence dans les transports en commun, malgré des couacs à Paris
Le masque est obligatoire dans les transports en commun.
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, publié le lundi 11 mai 2020 à 10h40

Ce lundi 11 mai, certains Français ont repris le travail, parfois en utilisant les transports en commun. Malgré quelques couacs dans le métro parisien, l'affluence reste limitée.

Jour de déconfinement, ce lundi 11 mai : certains Français ont repris le chemin du travail en utilisant parfois les transports en commun, après avoir passé deux mois confinés chez eux.

Afin de limiter la propagation du Covid-19, le masque est obligatoire pour les usagers et de nombreuses opérations de contrôle sont prévues.


"C'est une première journée qui, pour l'instant, se déroule correctement", a assuré sur CNews ce lundi Jean-Baptiste Djebbari, le secrétaire d'État chargé des Transports. Pourtant, à 6h ce matin, les premiers métros parisiens étaient bondés - en raison notamment d'un incident d'exploitation sur la ligne 13 très fréquentée - rendant impossible le respect de la distanciation physique. L'incident était dû, selon le compte Twitter de la ligne, à "des infiltrations d'eaux aux stations Carrefour Pleyel et Mairie de Saint-Ouen". La situation s'est cependant améliorée au fil des heures, ont constaté des journalistes de l'AFP. Quasiment tous les voyageurs portaient des masques. Pour ceux qui n'en avaient pas, des bénévoles de la Protection civile en distribuaient par lots de dix à l'entrée d'une cinquantaine de stations du métro.


Le couac dans le métro de Paris a néanmoins fait réagir Olivier Véran, interviewé par BFMTV/RMC. "J'ai vu que la première ligne 13 avait eu 40 minutes de retard et qu'elle était bondée. Alors j'ai vu aussi que tout le monde avait un masque - ça c'est bien, parce que le port du masque est obligatoire dans les transports en commun. Mais j'ai vu que les gens étaient très serrés", a déploré le ministre de la Santé.

"J'ai vu qu'ensuite, les choses s'étaient améliorées. Ce qui m'intéresse, ce n'est pas la polémique, mais de voir si on est capable de corriger le tir, si on voit qu'il y a des erreurs ou des difficultés pour assurer la sécurité des Français. (...) Que le premier train ait eu des bugs, c'est vraiment dommage. Je ne vous dirais pas le contraire. Mais regardons comment les choses se déroulent au cours de la journée. Adaptons, modifions nos comportements, pour que demain les choses s'améliorent", a ensuite tempéré Olivier Véran.


La ligne 13 n'était pas la seule à connaître des perturbations ce lundi, le trafic est "interrompu" toute la matinée sur le RER B "entre Massy Palaiseau et Palaiseau Villebon dans les deux sens de circulation en raison de la chute de branches sur la caténaire", a expliqué un tweet de la ligne, précisant que l'heure de reprise est "estimée à 12h00".


"Ambiance de science fiction" à Marseille

A Marseille, la gare Saint-Charles, plateforme de connections entre bus interurbains, trains et métro, ne connaissait pas le bouillonnement habituel d'un lundi matin. "C'est une ambiance de science-fiction avec tous ces gens masqués, beaucoup moins de monde que d'habitude", a lâche Camillé, éducatrice. "Dans le métro à Marseille, d'habitude c'est vivant, les gens parlent, se sourient là, là c'était déprimant de voir juste des yeux et des visages masqués. Le confinement était finalement peut-être un cocon, mais le déconfinement ça va être dur aussi", a-t-elle ajouté.

L'affluence restait faible vers 8h00 dans le métro lyonnais, avec des voyageurs disciplinés : masqués et distants les uns des autres, laissant toujours une place libre entre deux personnes sur les banquettes.

Cette remise en mouvement, vitale pour relancer une économie plongée dans une récession jamais vue depuis la Deuxième guerre mondiale avec un chômage partiel touchant plus de 12 millions de personnes, inquiète au plan sanitaire.

D'autant que l'apparition de trois nouveaux foyers d'infection dans des zones en "vert", dans l'ouest, souligne les dangers de ce retour. L'un a été enregistré dans un collège où des personnels préparaient la reprise. Un autre dans une entreprise.

"Ça ne me surprend pas", a indiqué Olivier Véran, toujours sur BFMTV. "On va devoir vivre avec le virus pendant quelques temps et la reprise du confinement ce n'est pas la reprise de la vie comme avant", a-t-il souligné.

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