Décès de Naomi Musenga : la ministre de la Santé ne veut "plus d'erreur de ce type" au Samu

Décès de Naomi Musenga : la ministre de la Santé ne veut "plus d'erreur de ce type" au Samu
Agnès Buzyn le 27 mars 2018 à Paris.

, publié le lundi 14 mai 2018 à 19h00

La ministre de la Santé a prévenu fermement le Samu, lundi 14 mai : elle ne "veut plus d'erreur de ce type". Agnès Buzyn faisait référence au décès de Naomi Musenga, 22 ans.

Le Samu avait refusé de la prendre en charge et s'était moqué d'elle.

Agnès Buzyn participait ce lundi à une réunion avec deux associations de médecins urgentistes. Le médecin Patrick Pelloux était notamment présent. Objectif : "améliorer la qualité du traitement des appels au Samu".



A l'issue de cette rencontre, la ministre s'est à nouveau exprimée sur le décès de Naomi Musenga. Elle ne "veut plus d'erreur de ce type". Dans ce but, une "feuille de route" sera présentée le 1er juillet prochain. Elle comprendra trois pistes de réflexion : "la formation des personnels", le respect des procédures, et "l'assurance qualité".

Aucun moyens supplémentaires

La ministre n'a en revanche pas annoncé de moyens supplémentaires pour le Samu, ni humains, ni financiers. "Cela n'a pas été l'objectif de la rencontre", a-t-elle affirmé.

Naomi Musenga, 22 ans, est décédée fin décembre, victime d'un infarctus, quelques heures après avoir appelé le Samu en raison d'intenses maux de ventre. Son appel téléphonique, diffusé fin avril par le site d'information alsacien Hebdi, montrait que l'opératrice n'avait pas pris au sérieux ses douleurs, et s'était moquée d'elle.

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