Décès à Lariboisière : "Il faut des réponses", clame la famille de la patiente

Décès à Lariboisière : "Il faut des réponses", clame la famille de la patiente
L'entrée de l'hôpital Lariboisière, à Paris le 23 août 2013 (illustration)

publié le lundi 24 décembre 2018 à 12h25

Les proches de la patiente décédée après avoir passée près de douze heures aux urgences de l'hôpital Lariboisière, prennent la parole et attendent des réponses au terme des enquêtes.

"On ne peut pas laisser ça passer, pour la mémoire de ma tante". Une semaine après le décès inexpliqué de Micheline, 55 ans, aux urgences de l'hôpital parisien de Lariboisière où elle avait été accueillie presque douze heures plus tôt, la famille veut comprendre.

"Pour faire un deuil, il faut des réponses, il faut la vérité, il faut qu'on sache ce qui s'est passé", confie Jessy, nièce de la victime, dans un entretien diffusé lundi 24 décembre par RTL. "On ne comprend pas, on est totalement déboussolé, on l'a oubliée. On a le sentiment qu'on l'a abandonnée", ajoute Patrick, beau-frère de la défunte.



Mardi 18 décembre au matin, la patiente avait été retrouvée morte par le personnel de l'hôpital du Xe arrondissement de la capitale. Prise en charge la veille par les sapeurs-pompiers, elle avait été conduite au service d'accueil des urgences de l'hôpital vers 18h45, selon les premiers éléments de l'enquête.

"Elle a été accueillie par l'infirmière d'accueil et d'orientation, enregistrée dans le circuit de prise en charge du service et orientée dans un circuit court", concernant a priori les cas jugés les moins graves et nécessitant une simple consultation, selon les explications de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP).

Des premières réponses début janvier

La famille s'interroge sur une possible "négligence" au sein de ces urgences qui doivent faire face à 85.000 passages annuels. "L'efficacité n'y est pas, c'est inadmissible", s'insurge Patrick, ne comprenant pas qu'un service "ne se rende pas compte que quelqu'un est en train de mourir". Jessy, qui décrit sa tante comme étant "une femme droite, une femme juste, une chrétienne", dit vouloir "savoir" s'il y a eu une "défaillance".

Les premières conclusions de l'enquête interne sont attendues pour le début du mois de janvier, d'après l'AP-HP. Cette investigation vise à "analyser le processus de prise en charge de cette patiente, sa conformité aux bonnes pratiques et aux recommandations", et "formuler (...) des recommandations plus générales sur le fonctionnement" des services d'urgence.

En parallèle, le parquet de Paris a également ouvert une enquête "en recherche des causes de la mort". Celle-ci a été confiée au service de police judiciaire du Xe arrondissement.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.