Dans un discours à Romorantin, Nicolas Sarkozy s'inquiète des "scènes de violence" de ces derniers mois

Dans un discours à Romorantin, Nicolas Sarkozy s'inquiète des "scènes de violence" de ces derniers mois
Photo d'illustration.

, publié le lundi 20 janvier 2020 à 22h34

Un millier de personnes étaient venues applaudir l'ex-président, à l'occasion des voeux du numéro 2 de LR Guillaume Peltier dans son fief. 


Venu saluer le numéro 2 des Républicains Guillaume Peltier, Nicolas Sarkozy a déclaré que "la République française ce n'est pas les scènes de violence auxquelles nous assistons depuis des mois".




Devant des spectateurs arrivés pour certains plus d'une heure en avance dans la commune du Loir-et-Cher, il a averti: "Ce qui ne s'exprime plus dans le cadre républicain tourne nécessairement au soulèvement partisan et à la violence sociale".  Avant de vilipender "ceux qui abiment" l'idée de République "en essayant d'allumer partout des feux de haine et de discorde".

L'ancien chef de l'Etat s'est également dit "inquiet de voir l'indifférence" gagner du terrain ainsi que "l'abstention, l'antiparlementarisme et la haine de l'autre", ces "quatre cavaliers de l'apocalypse républicaine" qui "sont toujours annonciateurs en France des pires troubles politiques". Rejetant la "tyrannie des minorités", il a jugé que "l'identité de la nation doit l'emporter sur les mémoires identitaires".




"Le communautarisme et l'esprit de clan sont nuisibles à la France et dire cela, c'est aimer la France", a-t-il lancé sous les applaudissements. M. Sarkozy a distillé ses apparitions auprès de figures de la droite ces derniers mois: le député des Alpes-Maritimes Christian Estrosi à Nice en janvier, le patron de LR Christian Jacob fin septembre à Provins... Cette fois, il répondait à l'invitation du numéro 2 de LR, parti dont il continue de suivre les hauts et les bas avec attention.

Le discours de lundi, qui avait attiré de nombreux journalistes, n'annonce cependant pas un éventuel retour en politique, a-t-on affirmé dans son entourage: "Il est là comme ancien président de la République". M. Sarkozy l'a pour sa part assuré: "Mon devoir est de rendre aux Français un peu de tout ce qu'ils m'ont donné en participant, à ma place qui est forcément différente, à la grandeur de notre pays".

"Il faut que je me concentre beaucoup pour ne pas aller plus loin, mais ce ne serait pas bien", a-t-il lancé, soulevant quelques rires. Après le discours Robert, 70 ans, approuve: "Il nous manque mais je ne le vois pas revenir". L'ex-chef de l'État doit être jugé à Paris pour corruption du 5 au 22 octobre 2020 dans l'affaire dite des "écoutes". "Place aux jeunes!" estime Corine, 62 ans, résumant le problème d'une droite en quête de leader: "ce qui manque, c'est le charisme". Après son discours M. Sarkozy s'est livré à une longue séance de dédicace de son livre "Passions". "Ca fait tellement de temps que je voulais vous voir en vrai!", lui lance Josette en tendant son exemplaire. 
 

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