"Dans la famille Merah, il y avait un terreau fertile à la haine", selon Abdelghani Merah

"Dans la famille Merah, il y avait un terreau fertile à la haine", selon Abdelghani Merah

Abdelghani Merah va témoigner lundi 2 octobre au procès de son frère Abdelkader, accusé de complicité dans les attentats de Mohamed Merah.

Orange avec AFP, publié le lundi 02 octobre 2017 à 11h20

L'un des frères est mort. Un autre est sur le banc des accusés.

Un troisième va témoigner à la barre. "Dans la famille Merah, il y avait un terreau fertile à la haine", a déclaré, lundi 2 octobre sur France Inter, Abdelghani Merah, le frère du terroriste Mohamed Merah. Le procès d'Abdelkader, accusé de complicité dans les tueries de mars 2012, s'ouvre lundi à Paris.

Engagé depuis des années dans la lutte contre l'islam radical, Abdelghani Merah dénonce l'environnement familial dans la spirale jihadiste de son frère. "Dans la famille Merah, il y avait un terreau fertile à la haine. Nos parents ont essayé de nous éduquer à travers le traumatisme post-colonial entre la France et l'Algérie. Aussi, la haine du juif, soit par les idées des complotistes ou par rapport au conflit israelo-palestinien, a-t-il déclaré. Mohamed Merah, il a baigné dans tout ça. Il était une bombe et les salafistes ont été le détonateur."

Contrairement à d'autres jihadistes, notamment ces dernières années, Mohamed Merah ne s'est pas radicalisé seul et rapidement, assure son frère. "Mohamed Merah a été instrumentalisé par tout un groupe, en particulier Olivier Corel, "l'émir blanc", Sabri Essid, Abdelkader Merah... Ils l'ont travaillé, pas à pas, petit à petit, ils lui ont bouffé son cerveau, il ne pensait plus par lui-même. (...) Il a été téléguidé, tel une marionnette."

C'est qu'il dira au procès de son autre frère. " Je n'ai pas peur de témoigner face à Abdelkader. (...) Je répondrai aux questions des juges et des avocats (...) Je n'ai pas besoin de me préparer, parce que j'ai dit ce qu'il fallait dire, et je resterai toujours sur la même position, a assuré Abdelghani. Ça fait cinq ans que je l'attends, ce procès, pour que la justice soit faite, que la famille Merah dise la vérité une bonne fois pour toutes."

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87 commentaires - "Dans la famille Merah, il y avait un terreau fertile à la haine", selon Abdelghani Merah
  • "Nos parents ont essayé de nous éduquer à travers le traumatisme post-colonial entre la France et l'Algérie."
    Heureusement que nos parents n'ont pas fait pareil avec le traumatisme post-nazi dans les années qui ont suivies la deuxième guerre mondiale.
    Dans les années 70 ma sœur s'est mariée avec un allemand, alors que mon père avait 18 ans en 1945.

  • si ils ne sont pas heureux ici qu'ils retournent là bas
    mais voilà... ici y'a les aides sociales

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    memoire_solide  (privé) -

    Merah Abdelghani ne m'apprend rien car je vérifie ces attitudes et pensées à Evry -fief du douteux Vals-. Le vivre ensemble est une utopie.

  • avatar
    VOSGESPAT  (privé) -

    Il faut remettre en service Cayenne pour qu'il y finisse ses jours, la au moins il ne nuira plus.

  • On fait semblant de découvrir aujourd'hui que des familles entières, algériennes ou en double nationalité Franco-algériennes , seraient porteuses de rancunes et de haines à l'encontre de notre patrie qui ne semble ne pas être la leur. Issues des anciens départements et colonies françaises ayant accédé à leur liberté à leur entière et totale indépendance, porteurs de cet état d'esprit: qu'apportent-t-ils à notre pays, que sont-ils venus chercher pour s'établir en France , sur quels critères revendiquent-ils leur attribution de la Nationalité française en haïssant le pays lui-même ? Combien sont-ils dans ce cas et dans ces situations, combien de famille issues d'anciennes colonies peuvent-elle répondrent à ces critéres. Posons nous la même question pour tous les migrants et autres sans papiers présents sur notre sols et nous aurons peut-être bien d'autres surprises. Quand nos représentants politiques prendront-ils leurs responsabilités face à ces problèmes de terrain qu'ils évitent depuis des décennies, ce qui réduirait pourtant considérablement les nuisances et comportements insécuritaires sur notre sol et rétablirait l'autorités et la crédibilité de l'état.