Daesh revendique l'attaque au couteau de Marseille

Daesh revendique l'attaque au couteau de Marseille
La police à la gare Saint-Charles à Marseille après l'attaque au couteau qui a fait deux morts, le 1er octobre 2017.

Orange avec AFP, publié le dimanche 01 octobre 2017 à 23h05

SÉCURITÉ. Un homme connu des services de police a attaqué en début d'après-midi deux femmes à la gare Saint-Charles de Marseille avant d'être abattu par des militaires.

En fin de soirée, le groupe État islamique a revendiqué l'attaque.

Drame à Marseille dimanche 1er octobre. Deux femmes ont été tuées à coups de couteau à la gare Saint-Charles à Marseille par un homme avant d'être abattu par des militaires. L'attaque a eu lieu vers 13h45, sur le parvis de la gare principale de Marseille. L'assaillant aurait crié "Allah Akbar" en passant à l'acte, selon des témoins.

Les deux victimes de cette attaque doivent encore être identifiées. Elles "auraient environ 20 ans", selon une source policière. L'une aurait été égorgée, et l'autre poignardée.

La section antiterroriste du parquet de Paris s'est rapidement saisie de l'enquête. L'enquête, ouverte notamment pour "assassinats en relation avec une entreprise terroriste" et "tentative d'assassinat sur personne dépositaire de l'autorité publique", a été confiée à la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) et à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

Dans la soirée, Daesh a revendiqué l'attaque dans un communiqué diffusé par son agence de propagande Amaq et relayé par le centre américain de surveillance des sites jihadistes, SITE. "L'auteur des attaques au couteau dans la ville de Marseille (...) provient des soldats de l'Etat islamique", assure une "source de sécurité" citée par l'organe de propagande.

LA PRUDENCE DE COLLOMB

Plus tôt dans la soirée, Gérard Collomb, qui s'était aussitôt rendu sur place, s'était montré prudent. "Cet acte pourrait être de nature terroriste mais à cette heure, nous ne pouvons pas l'affirmer", avait en effet affirmé le ministre de l'Intérieur. "À partir du moment où le parquet antiterroriste a été saisi, c'est qu'il y a cette possibilité, mais aujourd'hui nous ne pouvons l'affirmer de façon assurée", a-t-il insisté. L'identité de l'assaillant, comme celle des deux victimes, doit encore être déterminée avec précision, avait-il précisé.

Le ministre avait également qualifié "d'étrange" le comportement de l'assaillant. "La personne commence par commettre (son) crime sur une première personne, s'enfuit, puis revient sur ses pas pour tuer la seconde personne", avait-il décrit. "C'est un élément d'interrogation", a-t-il souligné.

Connu pour des faits de droit commun, sous plusieurs identités, l'assaillant n'avait "pas de papiers sur lui", mais a été identifié grâce à ses empreintes digitales.

TÉMOIGNAGES

Sur les différentes chaînes et radios d'information, les témoignages se sont succédés. Tout s'est visiblement passé très vite.



Mélanie, jointe par France Info, explique qu'elle se trouvait sur le parvis de la gare au moment de l'attaque : "Il y avait un groupe de personnes assises sur un des bancs, à environ 100-150 mètres de moi. J'ai entendu des cris et vu un homme qui était assis sur le banc tomber à terre. J'ai entendu l'attaquant avec un couteau crier 'Allahou Akbar !', et je l'ai vu essayer d'attaquer d'autres personnes". "Il s'en est suivi un énorme mouvement de foule", explique Mélanie, qui a couru pour s'éloigner de la gare. "J'ai entendu des coups de feu moins d'une minute après avoir assisté à l'attaque, l'intervention a été extrêmement rapide."

"Je venais d'arriver dans la gare et là tout le monde courait, raconte de son côté Hajar au micro de radio. Les gens à la terrasse couraient à l'intérieur en criant : 'Courez, évacuez'. Et puis j'ai vu une dame par terre, ils lui faisaient un massage cardiaque, les militaires disaient de partir". "On a entendu deux coups de feu", poursuit-t-il c'est ce qui a déclenché la panique. Les gens sortaient de la salle d'attente, disaient 'courez, ne restez pas à la gare'. Tout le monde est dehors."

MINUTE D'APPLAUDISSEMENTS AVANT NICE-OM

Le stade de Nice a observé une courte minute d'applaudissements avant le match contre l'Olympique de Marseille, dimanche soir, en hommage aux deux victimes.

"Respectons s'ils vous plaît une minute de recueillement en hommage aux victimes de l'attentat de Marseille", a dit le speaker du stade pour ramener le silence dans une Allianz Riviera bouillante avant le choc Nice-Marseille, dernier match de la 8e journée de Ligue 1. Trois supporters niçois récemment décédés ont été associés à l'hommage.

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