France

Cybersécurité : les données de sénateurs et députés français ont fuité sur le dark web

Une étude publiée par un site spécialisé en cybersécurité montre qu’un parlementaire français sur cinq a vu ses données personnelles fuiter sur le dark web. Le manque de vigilance des députés et sénateurs est mis en cause.

Quand on est sur Internet, il faut faire attention, et plus particulièrement quand on est en possession de données sensibles, comme le sont les députés et les sénateurs. Pourtant, selon une étude publiée par le site spécialisé Proton, jeudi 30 mai, et relayée par BFMTV, 166 élus de l’Assemblée nationale et du Sénat sont concernés par des fuites de leurs données personnelles sur le dark web.

Le risque est de voir certaines communications privées dévoilées afin de faire chanter les parlementaires. Les hackers peuvent aussi avoir accès aux données sensibles des députés et sénateurs. Cela concerne des mots de passe, des numéros de téléphone et des adresses postales. Un parlementaire aurait vu 137 fois ses données exposées sur le dark web.

Des piratages pourtant évitables

Si les cyberattaques visant les politiques du monde entier se font de plus en plus nombreuses, il est tout de même possible de les éviter en redoublant de vigilance. En effet, certaines personnalités politiques se seraient inscrites sur des sites avec leur adresse e-mail professionnelle officielle. Or si un site comme LinkedIn, Adobe ou Dropbox se fait pirater, les données des parlementaires seront particulièrement visées par les hackers.

Afin d’éviter ce genre de menace, il faut s’assurer de ne pas utiliser son adresse e-mail professionnelle pour s’inscrire à différents services, varier les mots de passe et en choisir des sécurisés. Les fameux "123456" ou "azerty", les plus utilisés en France en 2023, sont loin d’être difficiles à trouver pour des hackers.

La France reste tout de même un des pays les moins touchés en Europe par ce phénomène. En effet, un tiers des responsables politiques britanniques et 44 % des députés européens ont vu leurs données exposées sur le dark web.

En France, les plus mauvais élèves sont les sénateurs qui sont 33 % à être victimes de cyberattaques. Il faut dire que la moyenne d’âge est de 60 ans au Sénat, contre 49 ans à l’Assemblée nationale, et que la fracture numérique est particulièrement observée chez les séniors.

publié le 30 mai à 10h46, Philippine Rouviere Flamand, 6Medias

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