Crues : peut-on assurer l'eau potable ?

Crues : peut-on assurer l'eau potable ?©ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP

franceinfo, publié le vendredi 26 janvier 2018 à 18h23

Habituellement, c'est ici, dans ce centre de traitement d'eau au Pecq (Yvelines), que l'on prélève les eaux de la Seine. Mais depuis dimanche 21 janvier, tout est à l'arrêt, pour cause des crues. "Ce n'est pas un niveau habituel. Chaque année la Seine monte, mais ce niveau-là est comparable à ce qu'on a eu en 2016", explique Julien Houzizaux, chef de groupe traitement de Suez.

Vigilance 24 heures sur 24

Sur ces sites, les eaux de la Seine servent à alimenter les nappes phréatiques et c'est ensuite, dans ces nappes, que l'eau est prélevée. La crue n'a donc pas de conséquences directes sur la production d'eau potable, mais elle oblige à renouveler les vigilances, en particulier sur la qualité de l'eau. La vigilance s'applique 24 heures sur 24 dans ce centre de pilotage : ici, c…

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1 commentaire - Crues : peut-on assurer l'eau potable ?
  • « Ce phénomène est avant tout un problème de précipitations, de pluies longues, qui durent et qui s’infiltrent dans le sol jusqu’à saturation", dit à Reporterre Ghislain de Marsily, hydrologue et professeur émérite à l’Université Pierre et Marie Curie et à l’École des Mines de Paris. Mais pourquoi les sols saturent-ils ? Certes, ces pluies sont exceptionnelles mais, pour l’agronome Jacques Caplat, « la bétonisation, l’artificialisation des zones humides, la disparition des haies » aggravent la situation. Ce constat n’est pas nouveau, et a pu être fait à propos des inondations dans le Var, ou en qui concerne les zones humides. "Mais ce dont on parle très peu et qui me semble très important, c’est l’appauvrissement des sols agricoles », nous dit Jacques Caplat.

    Un sol en bon état est riche en matières organiques, c’est-à-dire en petites racines, en petites bêtes et en particulier en vers de terre qui creusent des galeries. Le sol est alors poreux, plein de petits trous, qui lui permettent d’absorber l’eau. « Marcel Bouché, un agronome qui avait fait des études sur les infiltrations d’eau, a montré qu’un sol vivant pouvait absorber jusqu’à 300 millimètres d’eau par heure ! C’est beaucoup plus que ce qui est tombé ces jours-ci. A titre de comparaison, un orage méditerranéen violent, c’est 150 millimètres d’eau par heure », indique notre expert agricole. CONTINUEZ POLLUANT BETON ET GOUDRON

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