Crise dans les Antilles : l'obligation vaccinale pour les soignants repoussée au 31 décembre

Crise dans les Antilles : l'obligation vaccinale pour les soignants repoussée au 31 décembre
Les Antilles sont secouées par un mouvement social et de contestation contre l'obligation vaccinale

publié le vendredi 26 novembre 2021 à 18h08

L'obligation vaccinale des soignants et la mise en application du pass sanitaire a déclenché une crise sociale aux Antilles à la mi-novembre.

Aux Antilles, c'est la mesure qui a fait descendre soignants et syndicats dans les rues et déclenché l'étincelle des violences. Le gouvernement a annoncé vendredi que la date de mise en oeuvre de l'obligation vaccinale pour les soignants était repoussée au 31 décembre.

Il propose en outre un accompagnement individuel pour soutenir son application en Guadeloupe comme en Martinique.

Dans un communiqué commun, les ministres des Outre-mer Sébastien Lecornu, et de la Santé Olivier Véran annoncent également la levée de la suspension des soignants qui refusent la vaccination s'ils acceptent cet accompagnement individuel.


La Guadeloupe et la Martinique sont secouées (depuis 12 jours pour la première île et cinq pour la seconde) par un mouvement social et de contestation des mesures sanitaires. Ce mouvement a vite été émaillé de violences, y compris de tirs contre les forces de l'ordre et journalistes, dans la nuit de jeudi à vendredi.

En Guadeloupe, les denrées alimentaires commencent à manquer dans les magasins, surtout les petits qui ne peuvent se faire ravitailler par la mer. Les tensions à l'hôpital de Pointe-à-Pitre depuis le début de la grève générale le 15 novembre commencent à faire sentir leurs effets: une association d'internes a invoqué mercredi le droit de retrait de ses adhérents pour "péril imminent" et des médecins hospitaliers démissionnent.

La direction du CHU de Martinique a pour sa part annoncé que "dans le contexte actuel", elle était contrainte "d'activer le service minimum sur l'ensemble des sites du CHUM afin de sécuriser les professionnels et les patients", en raison de "grandes difficultés à assurer les soins dans l'institution".Les autorités locales comme nationales tentent d'ouvrir la porte au dialogue avec les syndicats et les élus sur les deux îles. 

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