Crise au Liban: Saad Hariri va rentrer à Beyrouth pour clarifier sa position

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 Le président Emmanuel Macron (G) et Le Premier ministre libanais démissionnaire Saad Hariri, le 18 novembre 2017 à L'Elysée à Paris

Le président Emmanuel Macron (G) et Le Premier ministre libanais démissionnaire Saad Hariri, le 18 novembre 2017 à L'Elysée à Paris

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© AFP, Thomas SAMSON
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AFP, publié le dimanche 19 novembre 2017 à 07h10

Saad Hariri doit quitter Paris dans les prochains jours pour rejoindre Beyrouth, au plus tard mercredi, où il clarifiera sa position après sa démission annoncée le 4 novembre depuis Ryad et qui a soulevé des inquiétudes sur la stabilité du Liban, en pleine tension entre Ryad et Téhéran.

Signe de l'intense activité diplomatique sur cette crise, le président français Emmanuel Macron s'est entretenu avec son homologue américain Donald Trump et avec les présidents libanais Michel Aoun et égyptien Abdel Fatah al-Sissi, puis avec le prince héritier d'Arabie Saoudite, Mohamed ben Salmane ainsi qu'avec le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres.

Selon la Maison Blanche, MM. Trump et Macron se sont "mis d'accord sur la nécessité de travailler avec les alliés pour contrer les activités déstabilisatrices du Hezbollah et de l'Iran dans la région".

Auparavant, la présidence française avait, elle, uniquement affirmé que M. Macron avait évoqué "la situation au Moyen-Orient, les intérêts et les moyens de stabiliser la région et de construire la paix", précisant qu'il "poursuivra ces échanges avec d'autres dirigeants internationaux dans les prochains jours".

Paris envisage de réunir le groupe international de soutien au Liban, "en fonction de l'évolution de la situation", mais aucune date n'a encore été fixée.

- Fête nationale -

M. Macron cherche à trouver une issue à la crise libanaise ouverte par la démission surprise annoncée à Ryad par M. Hariri le 4 novembre. Le Premier ministre libanais est ensuite resté en Arabie saoudite jusqu'à son arrivée, accompagné de son épouse, samedi à Paris où il a été reçu par le président français.

A l'issue d'un entretien et d'un déjeuner, M. Hariri a confirmé qu'il regagnerait Beyrouth dans "les jours prochains et participerai(t) à la fête nationale" le 22 novembre.

"Et de là-bas, je ferai connaître ma position, après m'être entretenu avec le président Michel Aoun", a-t-il dit dans une brève déclaration en français. "Vous savez que j'ai présenté ma démission et on en discutera au Liban", a-t-il précisé ensuite en arabe.

L'annonce de sa démission choc avait très rapidement été perçue comme un nouveau bras de fer entre l'Arabie saoudite sunnite, considéré comme un important soutien de M. Hariri, et l'Iran chiite, grand allié du Hezbollah libanais.

Le fait qu'il reste en Arabie Saoudite avait soulevé de nombreuses questions. Le président libanais Michel Aoun avait accusé les Saoudiens de le retenir en "otage", ce que l'intéressé a démenti à plusieurs reprises.

Ancienne puissance mandataire du Liban, la France a joué les médiateurs et M. Macron a invité à Paris M. Hariri et sa famille afin de tenter de sortir de l'impasse. Le président Macron avait précisé qu'il le recevait "en tant que Premier ministre" , sa démission n'étant pour le moment pas reconnue au Liban.

Saad Hariri a salué samedi le rôle de la France, qui "prouve son attachement au Liban et à sa stabilité", et la présidence française a mis l'accent sur sa volonté de "contribuer à apaiser les tensions dans la région".

- 'Réduire les tensions' -

La venue à Paris de M. Hariri a été "expressément saluée" samedi par le ministère allemand des Affaires étrangères, qui a appelé "toutes les parties à réduire les tensions".

Ryad a décidé de rappeler son ambassadeur en Allemagne pour protester contre des déclarations du ministre des Affaires étrangères Sigmar Gabriel, qui avait laissé entendre que M. Hariri subirait l'influence de Ryad, a annoncé samedi l'agence officielle saoudienne SPA.

"Ces déclarations sont hasardeuses, fondées sur des informations erronées et ne servent pas la stabilité dans la région", a déclaré le ministère saoudien des Affaires étrangères.

Jeudi, M. Gabriel avait déclaré lors d'une conférence de presse à Berlin avec son homologue libanais Gebrane Bassil que "le Liban risqu(ait) de retomber dans de graves confrontations politiques et peut-être militaires".

Proche de M. Aoun, Gebrane Bassil a de son côté prévenu qu'en cas d'ingérence étrangère, son pays risquait de connaître le même sort que la Syrie voisine.

En annonçant sa démission, M. Hariri avait invoqué la "mainmise" du Hezbollah - membre du gouvernement et soutenu par l'Iran - sur la vie politique au Liban, et des craintes pour sa vie, au moment où Ryad, soutenu par les Etats-Unis, fulminait contre les ingérences prêtées au rival iranien dans la région.

Vendredi, le président Macron avait lui réaffirmé sa volonté de "dialoguer" avec l'Iran, qui a accusé Paris de "partialité" après les critiques de M. Le Drian à l'encontre de Téhéran.

Détenteur de la nationalité saoudienne, M. Hariri, 47 ans, possède une résidence à Ryad où sa famille est installée. Il a repris le flambeau politique à la mort de son père, Rafic Hariri, un ancien Premier ministre tué dans un attentat à Beyrouth en 2005 pour lequel cinq membres du Hezbollah chiite libanais sont accusés.

 
284 commentaires - Crise au Liban: Saad Hariri va rentrer à Beyrouth pour clarifier sa position
  • Nous avons pas d'autres problèmes a régler chez pour s'occuper des autres pays ???

  • Macron préparerait il son exil ? choix 2 pays

  • Le Liban à vécu une guerre civile épouvantable, eviter pareils évènements est un devoir, il faut tout faire pour éviter l 'embrasement dans le moyen-orient.

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    catala13  (privé) -

    Selon certain média d'investigation, Il semble que le nouveau régime Saoudien ait des velléités de récupérer des sommes gigantesques exfiltrées par des membres de l'ancien régime, et suspectées d'avoir été en partie "blanchies" par la société de Saad Hariri , Saudi Oger, Il faut rappeler que Saad Hariri, bien que 1er ministre Libanais, a la nationalité Saoudienne. .
    Il semble donc que la personnalité reçue en grande pompe par le Président Macron soit, en plus d'être premier ministre du Liban, un homme d'affaire extrêmement trouble. On espère donc qu'il n'est pas rentré à l'Elysée avec des valises de billet à la main, sinon nous repartirions pour un Khadafi gate.

    Excellente fuite si elle devais s,avérée exacte il faut que les gens qui s,intéressée à notre pays sachent ce qui si passe .....!!!!!!

  • Macron s'occupe beaucoup trop de l'étranger et des personnalités étrangères et trop peu des français qui sont dans la misère et des communes rurales dont il ne s'occupe pas du tout!! c'est honteux pour un président !!!

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