Crash d'un bombardier d'eau dans le Gard : le pilote aurait "perdu ses repères"

Crash d'un bombardier d'eau dans le Gard : le pilote aurait "perdu ses repères"
Un tracker de la Sécurité civile lutte contre le feu à Générac dans le Gard, le 2 août 2019.

publié le samedi 03 août 2019 à 11h45

Le pilote serait rentré dans un nuage très sombre et aurait percuté la cime d'arbres.

Comment s'est produit le crash du bombardier d'eau qui a coûté la vie à son pilote vendredi ? "L'hypothèse est que le pilote a été victime d'une perte de repère", a expliqué samedi 3 août une source proche de l'enquête à l'AFP. "Le pilote, qui était en phase descendante, est entré dans une colonne de fumée très épaisse et a percuté la cime des arbres", a-t-elle ajouté. "C'est un problème d'estimation du pilote qui est entré dans un nuage très sombre et a perdu ses repères", a-t-elle poursuivi.

L'homme, un pilote expérimenté âgé d'une cinquantaine d'années, était père de deux enfants. Son avion, un Tracker 22 de la sécurité civile, s'est écrasé vendredi à 17h20 alors qu'il tentait d'éteindre le feu de Générac dans le Gard, où plus de 800 hectares de forêts sont partis en fumée depuis mardi. Plus de 300 hectares ont brûlé vendredi en quelques heures après les 500 hectares de mardi et mercredi. Le Tracker est le plus petit des bombardiers d'eau qui interviennent face aux feux, avec les Canadair et les Dash. Sa capacité de largage est de 3.600 litres. 

L'enquête sur l'accident d'avion a été confiée à la section de recherches de la gendarmerie de Nîmes.



De tels accidents sont rarissimes. Parmi les derniers drames similaires en France, celui d'un Canadair qui s'était abîmé en mer, le 1er août 2005, avec son pilote et son copilote, à Calvi en Haute-Corse.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.