France

Covid 19 : vers une nouvelle campagne de vaccination à l’automne ?

Alors qu'un nouveau variant du Covid-19 nommé Eris a fait son apparition ces derniers jours, les hospitalisations repartent à la hausse. Mais alors, une nouvelle campagne de vaccination est-elle nécessaire afin de se prémunir de toute infection ?

Depuis quelques jours, un nouveau variant du Covid-19 a fait son apparition en France, marquant une augmentation des hospitalisations. Si la situation reste sous contrôle, les autorités sanitaires sont vigilantes. Nommé "Eris", ce nouveau variant est-il vraiment contagieux et va-t-il contraindre les Français à une nouvelle vaccination ? Ce vendredi 11 août, nos confrères du Parisien sont revenus sur le sujet. Alors que 35% des nouvelles contaminations sont le fruit du variant Eris, la France - comme d'autres pays du monde à l'instar des États-Unis ou de l'Angleterre - se questionne déjà sur une nouvelle campagne de vaccination.

Augmenter la couverture vaccinale

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) semble d'ailleurs déjà presser le pas aux pays du monde entier, appelant à "intensifier les efforts pour augmenter la couverture vaccinale", notamment des personnes les plus à risques. Ainsi, en coulisses, cette nouvelle campagne se prépare déjà, et sera organisée à l'automne en même temps que celle qui a lieu chaque année pour la grippe.

Pour autant, toute la population n'est pas concernée dans l'immédiat. Alors que plus des trois quarts des adultes a un schéma de vaccination complet en France – deux doses ou une dose et une infection ainsi qu'un premier rappel –, ce sont bien les plus vulnérables et les immunodéprimés qui sont concernés. En effet, en février dernier, déjà, la Haute Autorité recommandait une nouvelle injection pour les personnes les plus à risques. Les plus de 65 ans, les femmes enceintes ou les personnes souffrant de comorbidités et les personnels soignants sont également invités à une nouvelle piqûre dans le bras.

Afin de justifier de son intérêt, l'épidémiologiste Antoine Flahault rappelle que "le Covid continue à provoquer des formes graves et à tuer". De ce fait, un rappel annuel du vaccin permettrait d'apporter une protection supplémentaire aux plus fragiles. Les chiffres parlent d'eux-mêmes : de 21 (population générale) à 56 % (les plus fragiles) pour les infections symptomatiques, de 31 à 84 % pour les hospitalisations et de 66 à 86 % pour les décès.

publié le 11 août à 14h25, Kévin Comby, 6Médias

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