Covid-19 : vers des vacances scolaires rallongées ?

Covid-19 : vers des vacances scolaires rallongées ?
(Photo d'illustration)

, publié le mardi 26 janvier 2021 à 08h56

Alors que le président du Conseil scientifique Jean-François Delfraissy plaide pour une "adaptation" des vacances scolaires de février, cette hypothèse ne fait pas consensus au sein du ministère de l'Education nationale.

Alors que l'hypothèse d'un troisième confinement est sur toutes les lèvres, le ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer a de nouveau plaidé lundi 25 janvier sur LCI pour que les écoles restent ouvertes si des mesures plus restrictives devaient être mises en place pour faire face à l'épidémie de Covid-19. "Être privé d'école, c'est très grave sur le plan éducatif", a-t-il martelé.

Pour le ministre, une fermeture au cas par cas des établissements est à ce jour la solution la plus pertinente : "64 structures scolaires fermées ce soir.  (...) S'il faut en fermer 1.000, on en fermera 1.000". 



Une autre solution moins radicale serait "une adaptation" des vacances d'hiver, qui commencent le 6 février. Le président du Conseil scientifique Jean-François Delfraissy suggère de les allonger d'une semaine, ou de regrouper les trois zones, dont les dates de congés s'échelonnent jusqu'au 7 mars. Cela permettrait, explique-t-il mardi dans les colonnes de Libération, de "se retrouver début mars dans de meilleures conditions pour rouvrir les écoles et surtout les surveiller". 

Une option étudiée par le ministère de l'Intérieur, mais qui ne convainc pas totalement. "Pour faire quoi ? Envoyer les enfants en colo ? Cela n'a pas de sens. Il faut coupler à un autre dispositif empêchant les brassages", commente auprès du Parisien une source rue de Grenelle, rappelant que le ministre est "viscéralement attaché au temps scolaire".  



"Par définition, on étudie toutes les pistes. Mais ça ne veut pas dire que c'est ce qu'on va suivre. Les vacances peuvent être plus contaminantes que la vie scolaire. Il est important de tenir les calendriers", a en effet expliqué lundi soir Jean-Michel Blanquer. "Une telle formule ferait perdre des jours de classe aux enfants. Ce n'est pas quelque chose que je préconise à ce stade", a-t-il insisté. 

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