Covid-19 : vers de nouvelles restrictions ?

Covid-19 : vers de nouvelles restrictions ?
Des clients sortent d'un magasin, en janvier 2021.

publié le mardi 30 mars 2021 à 09h50

L'exécutif affronte la pression de médecins qui réclament un nouveau tour de vis sanitaire face à l'aggravation de la situation sanitaire. Un conseil de défense sanitaire se tient mercredi, de nouvelles mesures pourraient y être décidées. 

Alors que le nombre de nouvelles contaminations au Covid-19 se multiplie et que le nombre de personnes admises en réanimation augmente dangereusement, l'exécutif pourrait être amené à prendre de nouvelles mesures de freinage dès cette semaine. Un nouveau conseil de défense sanitaire se tient mercredi 31 mars et aucune mesure n'est écartée, indique l'entourage d'Emmanuel Macron.

Selon les informations de franceinfo et BFMTV, le président envisagerait une allocution aux Français, soit à l'issue de ce conseil de défense, soit à l'issue du suivant. 



Dans ce contexte, l'exécutif affronte la pression de médecins qui réclament un nouveau tour de vis sanitaire, ce qui pose la question d'un confinement plus strict, écoles comprises. "On va dans le mur si on ne reconfine pas dès le 1er avril", a encore expliqué mardi 30 mars Gilles Pialoux, chef du service des maladies infectieuses de l'hôpital Tenon (AP-HP) sur France Inter. "Si on ne confine pas dans deux jours on aura dans trois semaines 230 hospitalisations par jour (en Île-de-France, ndlr) contre 120 actuellement" et "on ne sera pas capables de faire face à la demande", alerte-t-il. 

Selon les dernières données de Santé publique France, 57 départements ont désormais un taux d'incidence supérieur au seuil d'alerte maximale fixé par les autorités sanitaires, contre 42 cinq jours plus tôt, et seulement 23 au 10 mars. La semaine dernière, plus de 2.000 décès de malades du Covid ont encore été enregistrés à l'hôpital ou dans les Ehpad, malgré la campagne de vaccination qui se poursuit. Lundi, le ministère de la Santé relevait que près de 8 millions de personnes avaient reçu une première dose de vaccin et 2,7 millions de personnes les deux doses.

Malgré les appels à serrer la vis, la majorité défend la stratégie de l'exécutif, celle d'un confinement en tout dernier recours. "Les décisions prises qui permettent de freiner la propagation du virus sont celles qui sont pertinentes d'un point de vue sanitaire et acceptables au regard des restrictions que les Français acceptent de respecter depuis déjà un an", a résumé lundi sur Public Sénat la présidente déléguée du groupe LREM à l'Assemblée nationale, Aurore Bergé.

Les restrictions sanitaires sont de fait déjà lourdes : les restaurants, bars, salles de sports et lieux culturels (théâtres, musées, cinémas) n'ont jamais rouvert depuis le début du deuxième confinement et un couvre-feu, désormais à 19 heures, est en place sur tout le territoire depuis la mi-janvier. Dans 19 départements, dont toute la région parisienne et les Hauts-de-France, les déplacements sont limités à 10 km autour du domicile sans dérogation.

Restent les écoles. "Elles doivent rester ouvertes aussi longtemps que c'est possible de le faire", assure Aurore Bergé. Mais le président de l'UDI et député de Seine-Saint-Denis, Jean-Christophe Lagarde, a écrit lundi au chef de l'Etat pour demander "la fermeture immédiate des écoles, collèges et lycées" dans son département, où le taux d'incidence est le plus élevé de France, à 789, plus de trois fois au-dessus du seuil d'alerte maximale.
 

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