Covid-19 : une quinzaine de maires réclament la réouverture des discothèques le 30 juin

Covid-19 : une quinzaine de maires réclament la réouverture des discothèques le 30 juin©Pixabay (photo d'illustration)

publié le dimanche 16 mai 2021 à 17h49

Une quinzaine de maires demandent la réouverture des discothèques, fermées depuis le 16 mars 2020, au 30 juin dans une tribune publiée par Le Parisien, dimanche 16 mai. Ces derniers craignent des rassemblements sauvages, un désastre économique et une lassitude de la jeunesse.

C'est un très long tunnel sans lumière que traversent les professionnels du monde de la nuit.

Les discothèques sont fermées depuis le 16 mars 2020 et n'ont que de très maigres perspectives en ce qui concerne leur réouverture. Alors que les terrasses des bars et restaurants pourront rouvrir le 19 mai, puis en intérieur le 9 juin, le gouvernement n'a pas statué sur les boîtes de nuit. Alain Griset, ministre délégué aux PME, a été très laconique sur Europe 1, samedi 15 mai : une date leur sera communiquée d'ici le 15 juin. Mais plusieurs maires de communes situées sur le littoral français ont décidé de monter au créneau pour plaider la cause du monde de la nuit.



La crainte des fêtes sauvages

Dans une tribune publiée par Le Parisien, dimanche 16 mai, une quinzaine de maires signataires demandent la réouverture des discothèques au 30 juin. Les deux co-instigateurs de ce texte sont Franck Louvrier, maire LR de la Baule (Loire-Atlantique) et Jean Roch, propriétaire de la boîte de nuit VIP Room à Saint-Tropez (Var). On retrouve également les édiles de stations balnéaires comme la Grande-Motte (Hérault), Biarritz (Pyrénées-Atlantiques), Royan (Charente-Maritime), Saint-Tropez (Var), mais aussi de villes comme le Touquet-Paris-Plage (Pas-de-Calais), les Sables-d'Olonne (Vendée) ou Deauville (Calvados).

Leurs motivations sont multiples. D'abord, ces derniers souhaitent éviter les fêtes sauvages pendant l'été, comme ce fut le cas l'année dernière après le déconfinement. Ils dénoncent des dizaines et des dizaines de jeunes vacanciers réunis sur le bord de mer, sans respecter la distanciation sociale ou le port du masque. Des élus avaient même dû fermer les plages ou les allées adjacentes pour éviter les rassemblements alcoolisés. "Il y a eu une anarchie que l'on redoute de vivre si les discothèques restent fermées", déplore notamment Maider Arosteguy, maire LR de Biarritz, dans Le Parisien.

Un quart des discothèques vont disparaître

Ensuite, ces maires pointent la situation économique désastreuse de ces établissements. Selon le Syndicat national des discothèques et lieux de loisirs, 400 discothèques sur 1654 vont disparaître, soit un quart, précise Le Parisien. En outre, le secteur représenterait 50 000 emplois directs et plus de 100 000 emplois indirects. "Depuis plus d'un an, les discothèques n'ont pas rouvert une seule fois et ont vu leur situation financière se dégrader de façon critique. Un drame pour toute une profession, mais aussi pour les Français et leur envie de pouvoir faire la fête", décrit le texte.

Un pass sanitaire ou un test PCR à l'entrée des lieux ?

"Cette demande ne se fera évidemment pas sans conditions : les professionnels du secteur le savent et se préparent depuis maintenant des mois", arguent les signataires de la tribune. Tous le confirment : le monde de la nuit est prêt à proposer un plan et un protocole pour rouvrir en sécurité. L'hypothèse d'un pass sanitaire ou d'un test PCR négatif pour entrer dans ces lieux est également avancée.

Franck Louvrier, la maire de La Baule, estime également que les stations balnéaires devraient recevoir plus de doses de vaccin pour protéger les résidents contre une potentielle arrivée massive de touristes. Enfin, les signataires évoquent la lassitude de la jeunesse et le besoin pour une partie de la population d'avoir accès à ces lieux. "Notre mission principale est de faire vivre nos concitoyens dans les meilleures conditions possibles. Leur bien-être est notre priorité", peut-on lire en conclusion de la tribune.

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