Covid-19: une femme de 78 ans a reçu la première dose de vaccin en France

Covid-19: une femme de 78 ans a reçu la première dose de vaccin en France
Mauricette, se fait vacciner par le vaccin Pfizer-BioNTech, à l'hôpital de Sevran, banlieue de Paris, le 27 décembre 2020

, publié le dimanche 27 décembre 2020 à 11h59

Une femme de 78 ans a été dimanche la première personne vaccinée en France contre le Covid-19, à l'hôpital René-Muret de Sevran, en Seine-Saint-Denis, selon une journaliste de l'AFP sur place.

"Je suis émue", a déclaré cette femme, Mauricette, une ancienne aide ménagère qui souffre de pathologies chroniques, vaccinée vers 11h00 au sein de l'unité de soins de longue durée de cet établissement de l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP).

"Ca chauffe!", a lancé cette ancienne habitante du Bourget (Seine-Saint-Denis) après avoir reçu l'injection du vaccin développé par l'américain Pfizer et l'allemand BioNTech. Souriante, elle a été applaudie par le personnel hospitalier présent, a constaté la journaliste de l'AFP.

C'est ensuite un cardiologue de 65 ans, le Dr Jean-Jacques Monsuez, qui a été vacciné, peu avant 11h20.

"Il faut mettre fin à cette épidémie, elle tue beaucoup trop de monde et met à plat l'économie", a réagi ce médecin après avoir reçu l'injection. La France a déjà payé un très lourd tribut démographique (plus de 62.500 morts selon les dernières données officielles), mais aussi économique et social au coronavirus.

Une deuxième dose du vaccin doit être administrée 21 jours après la première injection du produit, reçu sur la base du volontariat.

Une vingtaine de personnes âgées et de soignants doivent se voir administrer le vaccin baptisé Comirnaty dimanche lors du lancement symbolique de la campagne vaccinale française, à Sevran puis au centre gériatrique de Champmaillot, dépendant du CHU de Dijon.

A Sevran, les deux premiers vaccinés l'ont été par une infirmière devant des journalistes et sous les yeux des directeurs généraux de l'AP-HP, Martin Hirsch, et de l'agence régionale de santé (ARS) Île-de-France, Aurélien Rousseau.

Le ministre de la Santé, Olivier Véran, n'était pas présent. "Ce n'est pas la place du ministre mais celle des soignants, avec leurs patients. (...) Notre choix politique, c'est de faire reposer la campagne sur les médecins et les soignants. C'est la clé de la confiance et de l'efficacité", a-t-il fait valoir dans un entretien paru dans le Journal du dimanche. 

Le gouvernement s'est fixé d'ici fin février l'objectif d'un million de vaccinés parmi les plus âgés et les plus vulnérables, particuliers et soignants, dans les 7.000 Ehpad et autres établissements assimilés.

Il ambitionne 15 millions de vaccinés à l'été, mais devra pour atteindre ce chiffre lever les réticences face à la vaccination, importantes dans la population française selon les études d'opinion.

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