Covid-19 : une étude de l'Inserm prévoit une forte augmentation des hospitalisations sans renforcement des mesures barrières

Covid-19 : une étude de l'Inserm prévoit une forte augmentation des hospitalisations sans renforcement des mesures barrières
Le nombre d'hospitalisations pourraient repartir à la hausse à cause du variant anglais.

publié le mercredi 17 février 2021 à 13h27

Si les mesures pour contre la Covid-19 venaient à s'assouplir, le nombre d'hospitalisations pourrait exploser en mars, selon une étude de l'Inserm.




Alors que l'épidémie de Covid-19 stagne en France, doit-on s'attendre à une hausse massive des contaminations ces prochaines semaines ? De fait, les autorités sanitaires se préparent à une nouvelle vague épidémique : les établissements de santé doivent activer a minima leur "plan de mobilisation interne", premier niveau du "plan blanc", d'ici jeudi, selon une circulaire du ministère de la Santé consultée lundi par l'AFP. En effet, "la souche historique du SARS-CoV-2 décroît alors que la progression du variant britannique s'intensifie", ont constaté des chercheurs de l'Inserm dans une étude menée avec Orange Labs et Santé publique France.

Selon leurs modélisations, ce variant "pourrait devenir dominant d'ici la fin du mois de février ou le début du mois de mars".




Dirigés par l'épidémiologiste Vittoria Colizza, ces chercheurs s'attendent donc à une "résurgence des cas" due à "la diffusion des variants". Si aucune mesure plus restrictive n'est prise, le variant anglais pourrait provoquer dès le mois de mars davantage d'hospitalisations que lors de la deuxième vague du coronavirus.



Ainsi, en cas de statu quo, la totalité des hospitalisations (souche classique et variant anglais) grimperait entre 25.000 et 30.000 avant la fin du mois de mars. Si les mesures de distanciation sociale s'assouplissent, le chiffre s'envolerait alors à plus de 40 000. Seules des mesures restrictives, dont un possible reconfinement, pourraient contenir les hospitalisations à 15.000 environ, soit près de 5.000 de plus qu'actuellement mais moins que lors de la deuxième vague, à la fin du mois d'octobre. En Ile-de-France, où le variant britannique représente déjà 40 à 45 % des contaminations, les projections sont encore plus alarmantes.

Pas d'impact de la vaccination

"Un possible ralentissement lié aux vacances scolaires, avec des mesures de distanciation sociale plus contraignantes, ainsi que le renforcement du dispositif 'tracer-tester-isoler' permettrait de gagner du temps supplémentaire", estiment les chercheurs. "Pour le moment, le déploiement prévu de la vaccination aurait un impact limité sur ces trajectoires", ajoutent-ils. Si l'étude est pessimiste, le constat pourrait être encore plus grave, l'étude de l'Inserm ne prenant pas en compte l'évolution des variants sud-africain et brésilien.

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