Covid-19: une centaine d'évacuations sanitaires depuis l'Ile-de-France la semaine prochaine

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L'entrée de la zone Covid de l'Hôpital privé de l'Est parisien - Ramsay à Aulnay-sous-Bois, le 13 mars 2021
L'entrée de la zone Covid de l'Hôpital privé de l'Est parisien - Ramsay à Aulnay-sous-Bois, le 13 mars 2021
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© AFP, MARTIN BUREAU

, publié le dimanche 14 mars 2021 à 12h19

Le gouvernement prévoit de procéder à une centaine d'évacuations sanitaires de patients Covid depuis l'Ile-de-France la semaine prochaine, ont annoncé dimanche le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal et une source gouvernementale.

Rappelant que "la situation est tendue, préoccupante en région Île-de-France" sur le front du Covid-19, le porte-parole a souligné que "chaque lit compte" et que "personne ne doit rester à la porte de l'hôpital".

Interrogé sur un possible reconfinement de l'Ile-de-France comme demandé par une partie du corps médical, M. Attal a répété le message de l'exécutif: "On prendra toujours les décisions nécessaires", même si "nous faisons tout pour ne pas avoir à prendre des mesures plus difficiles, plus contraignantes pour les Français". "Evidemment, dès lors que ce serait nécessaire, nous prendrions toutes les mesures appropriées", a-t-il insisté.

"D'ici à la fin de la semaine prochaine, probablement une centaine de patients auront été évacués de la région Île-de-France vers d'autres régions", a indiqué, en saluant "une mobilisation exceptionnelle", le secrétaire d'Etat qui assistait sur le tarmac de l'aéroport d'Orly aux évacuations par avion médicalisé de deux patients de 33 et 70 ans de l'hôpital de Meaux, en partance pour le CHU de Bordeaux.

Avant l'arrivée des deux ambulances, vers 10H15, M. Attal avait visité l'avion où deux brancards rouges avaient été disposés l'un derrière l'autre, au côté d'une rangée de sièges pour le personnel soignant dont deux médecins et deux infirmières. 

Une troisième patiente devait être transportée dimanche depuis Meaux vers Nantes par hélicoptère. 

Trois premiers patients en réanimation avaient déjà été évacués samedi matin d'Ile-de-France vers Nantes, Angers et Le Mans, selon l'Agence régionale de Santé.

Les opérations d'évacuations sanitaires "vont se poursuivre dans la semaine et monter en puissance, à raison de six évacuations en moyenne par jour (par voie aérienne) et puis en fin de semaine, une opération plus massive avec des TGV médicalisés qui vont permettent de transférer plusieurs dizaines de malades vers des régions qui sont aujourd'hui moins sous pression", a détaillé M. Attal.

Ces évacuations se dérouleront principalement vers la région Pays de Loire, la Nouvelle Aquitaine et la région Occitanie, a-t-il précisé.

Selon une source gouvernementale, jeudi et dimanche prochains va être organisée l'opération "chardons" qui consiste en l'évacuation en TGV de 50 patients au total (25 et 25). Au total donc "une centaine de patients" seront évacués la semaine prochaine, a précisé cette source.

"Nous mobilisons toutes nos forces dans cette bataille pour faire baisser la pression sur nos établissements hospitaliers en Île-de-France avec ces transferts", a ajouté M. Attal.

Au total, avant celles du jour, il y avait eu 163 évacuations sanitaires sur toute la France depuis le 26 janvier.

Le secrétaire d'Etat s'est ensuite rendu dans un centre de vaccination de Saint-Maur-des-fossés (Val-de-Marne), après avoir rappelé que "ce week-end, à nouveau, une mobilisation exceptionnelle est en place pour vacciner davantage de Français".

Il a été interpellé par le personnel soignant sur les rémunérations jugées insuffisantes: "Le dévouement sera toujours là mais il arrive un moment où la reconnaissance salariale, c'est bien aussi", a résumé une infirmière.

Avant de quitter Orly, il avait échangé avec Nicolas Péju, le directeur adjoint de l'ARS d'Ile-de-France, et le chef du Samu 94 Eric Lecarpentier, qui a expliqué que "l'objectif est de trouver le plus rapidement possible des patients qui peuvent être considérés comme éligibles à ces transferts".

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