Covid-19 : un "pass sanitaire" conditionné par des tests négatifs ?

Covid-19 : un "pass sanitaire" conditionné par des tests négatifs ?
(Photo d'illustration)

, publié le lundi 01 mars 2021 à 09h34

L'exécutif réfléchit à la mise en place d'un "pass sanitaire" en vue de la réouverture des lieux culturels et des restaurants. S'il ne souhaite pas  y intégrer la vaccination, il pourrait néanmoins faire figurer les tests négatifs, a indiqué dimanche le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes Clément Beaune.

Emmanuel Macron tient cette semaine une réunion avec des membres du gouvernement pour préparer la mise en place d'un "pass sanitaire" en vue de la réouverture des lieux culturels et des restaurants fermés par la pandémie de Covid-19.

Alors que bon nombre de pays, notamment des voisins européens, plaident pour un "passeport vaccinal", ce n'est pas le cas de la France. "La vaccination ne peut pas être le sésame unique de réouverture des activités sinon on crée une société à deux vitesses, très injuste", a insisté dimanche 28 février le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes Clément Beaune dans l'émission "Questions politiques" de France Inter, France Télévisions et du Monde.




"Il faut différents outils (...) Il faut étendre notre gamme", a-t-il dit en rappelant que dans l'immédiat l'accès aux vaccins anti-Covid reste limité aux populations les plus à risque et que les jeunes notamment ne pourront pas se faire vacciner "avant l'été". "Si on arrive à rouvrir certains lieux, nous ne saurions conditionner leur accès à une vaccination, alors même que nous n'aurions même pas ouvert la vaccination aux plus jeunes", avait également expliqué le président de la République la semaine dernière. 

"Quand vous avez un test PCR négatif aujourd'hui vous pouvez prendre l'avion pour aller en Europe parce que vous n'êtes pas à risque", a relevé Clément Beaune. "Il faudra peut-être une application où vous pourrez montrer que vous êtes soit vacciné et donc protégé, soit (un) test PCR négatif ou (un) test antigénique négatif fiable, comme cela vous n'êtes pas à risque non plus", a-t-il suggéré

Des questions "éthiques et techniques" à trancher dans l'UE

Les 27 ont demandé à la Commission européenne de définir des normes communes pour une reconnaissance mutuelle de certificats ou "passeports" vaccinaux. Mais il n'y a pas de position commune à ce stade sur les droits qu'ils pourraient ouvrir. Certains Etats - notamment les plus dépendants du tourisme - veulent une adoption accélérée d'un tel document pour sauver leur saison estivale, à l'instar de la Grèce qui, comme Chypre, a déjà conclu un accord touristique avec Israël.

La question des droits attachés à ce "passeport" est néanmoins jugée "conflictuelle" et "hors de propos" par certains Etats, à l'heure où seuls 4,2% des Européens ont reçu au moins une dose de vaccin.

Les Européens doivent résoudre "ensemble" jusqu'au "printemps" un certain nombre de "questions scientifiques, éthiques, techniques", a souligné Clément Beaune."Quand vous êtes vacciné, on sait que vous êtes protégé, on ne sait pas à quel point vous transmettez ou pas" le virus , a-t-il noté.

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