Covid-19 : Un laboratoire guadeloupéen fait une importante découverte

Covid-19 : Un laboratoire guadeloupéen fait une importante découverte
Le marché aux épices de Pointe-à-Pitre

, publié le samedi 13 février 2021 à 22h00

La découverte est de taille. Un laboratoire guadeloupéen a annoncé en fin de semaine avoir découvert dans une des plantes endémiques de Guadeloupe une molécule capable d'inhiber "la réplication de tous les virus ARN", dont le coronavirus, selon la chaîne locale EFMTV.


Le laboratoire Phytobokaz, qui valorise depuis une quinzaine d'années la biodiversité guadeloupéenne, "a découvert dans une des plantes de la pharmacopée locale, des molécules qui sont capables d'inhiber la réplication de tous les virus ARN.

C'est-à-dire, le Covid, mais aussi la dengue, la grippe et le chikungunya". L'annonce a été faite jeudi soir par le docteur Henri Joseph.


L'herbe à pic, ou "zèb a pik" comme on l'appelle en Guadeloupe, serait donc en mesure « d'inhiber la voie de biosynthèse de novo des pyrimidines, et notamment la quatrième enzyme de cette voie métabolique qui est la Dihydroorotate déshydrogénase (DHODH). Voie indispensable et obligatoire pour la réplication du virus a ARN." Pour simplifier, la plante pourrait rendre les cellules hôtes du virus hostiles à son développement et à sa reproduction.

Cette découverte est le fruit d'un travail mené à contre courant de celui réalisé par de nombreux laboratoires mondiaux. "Tous les chercheurs se sont intéressés au vaccin", a expliqué Henri Joseph, qui a travaillé en collaboration avec Damien Bissesar, jeune Guadeloupéen docteur en chimie et chercheur jusque là basé aux Etats-Unis, au micro de la chaîne locale EFMTV.

"Notre stratégie nous a conduit à ne pas nous focaliser sur le virus, mais davantage à la cellule hôte. C'est ainsi que nous avons découvert qu'il existe une voie métabolique dans la cellule. Quand vous bloquez une voie métabolique où le virus est obligé de passer pour se démultiplier, c'est comme si vous mettiez un masque dans la cellule."

Pour se répandre, un virus a en effet besoin d'une cellule à envahir avant que celle-ci ne se reproduise. "On ne s'est pas intéressé à l'immunité adaptative avec les vaccins, explique le scientifique. On a ciblé l'immunité innée", conclu Henri Joseph. 

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