Covid-19 : tension à Compiègne, la flambée des cas pose question

Covid-19 : tension à Compiègne, la flambée des cas pose question
(illustration)

, publié le vendredi 22 janvier 2021 à 13h10

70 cas ont été recensés dans le personnel des deux établissements hospitaliers du secteur, faisant peser un lourd poids sur les ressources humaines disponibles.

Les hôpitaux de Compiègne font face à une flambée de cas de Covid-19 qui met à mal le personnel soignant. Jeudi 21 janvier, la direction a annoncé que près de 70 des agents, dont 53 soignants, étaient touchés par le virus qui se répand aussi parmi les patients.

En une semaine, 172 d'entre eux ont ainsi été testés positifs, dans les deux établissements de Compiègne et Noyon.

Face à la contamination, le service d'addictologie a été fermé tandis que les autres ont dû adapter leur fonctionnement. "Nous continuons d'accueillir les patients qui ont besoin de soins. Tout fonctionne normalement mais en modèle plus réduit", a assuré le directrice Catherine Latger, à franceinfo.

L'hypothèse de "variants non identifiés"

Après avoir été l'un des premiers clusters de France au printemps, Compiègne fait de nouveau face à une flamblée épidémique dont les causes restent floues. "Nous avons fait tester un certain nombre de patients ou de soignants pour le variant anglais. Ce n'est pas ça, nous n'avons pas trouvé le variant anglais chez nous", a indiqué Catherine Latger à Europe 1. "Nous avons demandé de nouvelles études pour repérer s'il y a de nouveaux variants non identifiés".


Plus à l'ouest, une flambée de cas a causé une hécatombe dans le personnel du CHU de Dieppe, où plus de 140 agents ont été touchés par le virus.

La menace des nouveaux "variants" du Sars-Cov 2, dont le variant anglais, fait planer sur la France la menace d'un troisième confinement. Si la situation empirait, notamment avec un développement du "variant anglais" du virus, nettement plus contagieux, "nous pourrions être amenés à prendre des mesures plus dures, ça peut aller jusqu'à un confinement si la situation devait l'exiger", a ainsi répété le ministre de la Santé Olivier Véran au "20 heures" de TF1. Mais "nous n'en sommes pas là aujourd'hui", a assuré le ministre, souhaitant "donner sa chance de fonctionner" au couvre feu désormais avancé à 18 heures sur tout le territoire et qui a permis une baisse de l'incidence épidémique dans les 15 départements où la mesure a été appliquée dès début janvier.



 

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