Covid-19 : se faire tester avant Noël, la fausse bonne idée?

Covid-19 : se faire tester avant Noël, la fausse bonne idée?
Olivier Véran, le 10 décembre 2020, à Paris

, publié le jeudi 10 décembre 2020 à 20h10

"N'utilisez pas le test comme une sorte de totem d'immunité", prévient le ministre de la Santé, à l'approche des fêtes de fin d'année.

"Ca peut paraître sur le papier, une bonne idée". Lors de la conférence de presse du gouvernement sur l'épidémie de Covid-19, jeudi 10 décembre, Olivier Véran a mis en garde contre l'utilisation abusive des tests, que de nombreux Français songent à passer avant les fêtes de fin d'année. "Si vous avez un doute ou si vous êtes amené à vous rendre auprès d'une personne vulnérable, comme en Ehpad par exemple, vous pouvez évidemment vous faire tester", a déclaré le ministre de la Santé.

"Mais s'il vous plaît, n'utilisez pas le test comme une sorte de totem d'immunité, c'est risqué pour vous, c'est risqué pour vos proches et pour tous ceux qui auront réellement besoin de se faire tester, parce qu'ils sont malades symptomatiques ou cas contact avant la période de Noël", a-t-il prévenu.

Olivier Véran a expliqué qu'il y avait "un risque de surprotection, surtout quand on n'est pas symptomatique", car "avoir un test qui est négatif, quand on est asymptomatique, ne signifie pas qu'on n'est pas porteur du virus".


En outre, "le danger serait que vingt personnes (...) qui ont prévu de partager un repas pour Noël, décident de se faire tester et en confiance, se retrouvent à table, arrêtent les gestes barrières, ne portent pas le masque, partagent le même foyer pendant plusieurs jours avec des personnes fragiles, pensant ne rien risquer, alors qu'en réalité, le virus est là et que le risque de transmission est réel".

Enfin, "il faut aussi éviter l'engorgement des laboratoires des pharmacies, des médecins qui réalisent des tests". "S'il y avait 10 ou 15 ou 20 millions de Français qui souhaitaient se faire tester dans l'urgence avant d'aller partager le repas de Noël, évidemment aucune structure sanitaire au monde ne serait capable d'y faire face".
 

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