Covid-19 : reconfinement "partiel" dans les Alpes-Maritimes pour les week-ends

Covid-19 : reconfinement "partiel" dans les Alpes-Maritimes pour les week-ends
Le préfet des Alpes-Maritimes, Bernard Gonzalez, lundi 22 février, à Nice

, publié le lundi 22 février 2021 à 12h33

Il s'agit du premier confinement localisé mis en place en France métropolitaine depuis le début de la crise sanitaire.

Après la prise de parole d'Olivier Véran samedi dernier, le préfet des Alpes-Maritimes a annoncé la mise en place d'un confinement limité à la zone littorale du département, pour les deux prochains week-ends, face à la progression des cas de Covid-19.

Lors d'un point-presse tenu lundi 22 février à la mi-journée, Bernard Gonzalez a indiqué qu'un confinement "partiel" sera mis en vigueur "pour les deux week-ends à venir", avec des "déplacements interdits" sur la zone littorale entre Menton et Théoule-sur-Mer.

Ce confinement local sera applicable du vendredi soir (26 février) 18h au lundi matin à 6h. Les sorties seront autorisées sur attestation dérogatoire, ainsi que pour une heure dans un rayon de cinq kilomètres.

Les contrôles aux aéroports des Alpes-Maritimes et à la frontière italienne seront "renforcés".

Vaccination : "Oui, il faut faire mieux"

Le préfet a également annoncé de nouvelles règles applicables aux commerces dans les Alpes-Maritimes, avec la décision de fermer les commerces et galeries marchandes de plus de 5000 mètres carrés, hormis commerces alimentaires. Pour les commerces ouverts, la jauge d'accueil passe de 10 à 15 mètres carrés.

Le préfet a par ailleurs insisté sur la vaccination, dont la mise en place fait face à des accrocs.

"L'accélération de la campagne vaccinale est nécessaire. Oui, il faut faire mieux, oui, il faut faire plus vite", a t-il déclaré. "Nous allons réceptionner 4.500 doses de vaccins Pfizer ce jour", en plus des 90.000 doses livrées d'ici la fin du mois de mars". Le préfet a également promis des livraisons massives de vaccins AstraZeneca dans le département, adressées aux populations âgées de plus de 50 ans.



Sur le plan sanitaire, "la situation épidémique dans le département s'est considérablement dégradée", a constaté Bernard Gonzalez, indiquant que le taux d'incidence du département est "le plus élevé de France métropolitaine", avec près de "600 cas pour 100.000 habitants".  "La bande côtière du département est particulièrement concernée", a t-il précisé. Romain Alexandre, délégué territorial de l'ARS, a mis en garde face à une "circulation très active du variant britanniques aux alentours de 50%". "Les autres territoires de France ne sont pas à la même enseigne que nous", a estimé pour sa part Olivier Guérin, chef deu pôle gériatrie du CHU de Nice, et nouveau membre du conseil scientifique.

 

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