Covid-19 : qui devra payer son test à partir du 15 octobre ?

Covid-19 : qui devra payer son test à partir du 15 octobre ?
Les tests de dépistage du Covid-19 dits "de confort" seront payants pour les personnes non vaccinées sans ordonnance après le 15 octobre.

publié le lundi 27 septembre 2021 à 14h00

Fini, les tests dits de confort (c'est-à-dire visant uniquement à obtenir un pass sanitaire valide) gratuits. À partir du 15 octobre, les tests de dépistage deviendront payants pour les personnes majeures non vaccinées et qui n'auront pas de prescription médicale. 

Les tests resteront gratuits pour les personnes vaccinées et les mineurs (comme le recommandait le Conseil scientifique), et seront remboursés pour les personnes disposant d'une ordonnance. 




"Il n'est plus légitime de payer des tests de confort à outrance aux frais des contribuables.

Mais les tests continueront d'être remboursés pour raison médicale, soit sans prescription pour les personnes déjà vaccinées, soit sur prescription pour les autres. Nous voulons également maintenir la gratuité pour les mineurs", explique le Premier ministre Jean Castex dans un entretien aux Échos. "La logique est de rembourser les tests liés à des motifs réellement médicaux, et de continuer à inciter à se faire vacciner", justifie-t-il. 

Les tests devraient coûter 4,9 milliards d'euros en 2021

Emmanuel Macron avait annoncé le 12 juillet une série de mesures pour inciter les Français à se vacciner, notamment la fin de la gratuité des tests de confort, prévue pour cet automne. Une annonce confirmée par le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, qui indiquait le 11 août que les tests de dépistage du Covid-19 sans prescription médicale seraient payants à partir de la "mi-octobre". "Nous avons décidé d'acter la fin de la gratuité des tests hors prescription médicale", conformément notamment "aux choix que font un certain nombre de nos voisins européens", avait-il expliqué. "Les tests à répétition n'empêchent pas d'aller à l'hôpital et de contaminer fortement". 

La mesure est censée encourager la vaccination, mais aussi alléger la facture du dépistage, qui a coûté 2,2 milliards d'euros en 2020 et pour lequel 4,9 milliards sont prévus cette année.

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