Covid-19 : peut-on se passer des gestes barrières lorsque l'on est vacciné ?

Covid-19 : peut-on se passer des gestes barrières lorsque l'on est vacciné ?
Une femme se fait vacciner contre le Covid-19, le 30 mars 2021.

, publié le mercredi 31 mars 2021 à 14h20

"Le port du masque" et les "gestes barrières restent "nécessaires", même si l'on est vacciné, indique le ministère de la Santé.

Depuis le début de la campagne de vaccination en France, plus de 8 millions de personnes ont reçu au moins une injection, soit 12,3 % de la population totale et 2,8 millions de personnes ont reçu les deux injections nécessaires pour les vaccins utilisés actuellement, soit 4,2 % de la population totale. Pour autant, pas question d'oublier les gestes barrières comme le rappelle le ministère de la Santé.

"Le port du masque reste nécessaire. Plus généralement, une personne vaccinée doit continuer d'appliquer les gestes barrières", souligne le ministère dans une foire aux questions sur le sujet. 



En effet, "en l'état des connaissances, les vaccins aujourd'hui disponibles ou en cours de développement réduisent la sévérité des symptômes, mais la réduction de la contagiosité est incertaine", explique le ministère. Si une personne vaccinée est en principe prémunie contre les formes graves de la maladie, elle peut toutefois éventuellement transmettre le virus. 

Deuxième raison évoquée par le ministère de la Santé : le vaccin ne protège pas immédiatement. "L'efficacité vaccinale est obtenue sept jours après la deuxième injection du vaccin Pfizer-BioNTech et quatorze jours après la deuxième injection de vaccin Moderna chez des sujets indemnes d'infection antérieure au Sars-CoV-2", explique le ministère.

Pour le vaccin Janssen, récemment autorisé, qui ne nécessite qu'une seule dose, "la protection vaccinale débute quatorze jours après l'injection". Pour le vaccin AstraZeneca, "les sujets commencent à être protégés environ trois semaines après la première dose", mais "ils ne seront pas protégés de façon optimale avant un délai de quinze jours suivant l'administration de la seconde dose", souligne l'Agence européenne des médicaments.

Dernières raisons évoquées : on ne connaît pas encore la durée de l'immunité acquise grâce à la vaccination, "par manque de recul", et l'efficacité des vaccins contre les différents variants n'est pas encore déterminée. La prudence reste donc de mise.  

Vos réactions doivent respecter nos CGU.