Covid-19 : peur de la piqûre ? Un vaccinodrome a trouvé la parade

Covid-19 : peur de la piqûre ? Un vaccinodrome a trouvé la parade ©Panoramique

publié le mardi 01 juin 2021 à 18h29

Au Stade de France, Le Parisien a rencontré des musiciens venus détendre les futurs vaccinés.

La musique adoucit les mœurs... et les vaccinés.

Tendre son bras pour se faire piquer, n'a rien d'une partie de plaisir. Les organisateurs du vaccinodrome du Stade de France l'ont bien compris. Depuis début mai, la ville de Saint-Denis a engagé des artistes pour venir jouer devant les futurs vaccinés, plusieurs fois par semaine. Utiliser la musique comme thérapie, une évidence pour Rony Olanor, musicologue et surtout musicothérapeute. "Notre rôle est essentiel et je suis même étonné qu'on n'y ait pas pensé avant, sourit-il. Avant de se faire vacciner, il y a un peu de stress et on apporte de la joie, on rassure. La musique est un facteur de bien-être très important. Mon rôle, c'est de faire prendre conscience aux gens qu'ils sont tous là pour leur bien mais aussi celui des autres". Avec son didgeridoo, cet instrument à vent d'origine australienne, ou encore son kalimba, ce mini-piano d'Afrique subsaharienne, Rony déambule entre les patients. De la salle d'attente aux boxes de vaccination, les sourires se multiplient et les pas de danse s'improvisent.



Une initiative saluée par les premiers intéressés. Virginie, 35 ans, venue recevoir sa deuxième dose de Pfizer est tout sourire : "C'est hyper sympa, c'est une très bonne idée. Je pense qu'on devrait mettre en place ça dans tous les bâtiments administratifs où les gens sont un peu agressifs, ça les calmerait (rires)." Avant de faire son trou dans les administrations, l'idée permet surtout de rendre la vaccination moins pénible. "Ça rend les choses un peu plus humaines, estime aussi Khadija. Quand je suis arrivée, j'étais un peu perdue. On aimerait que quelqu'un vous accompagne du début à la fin, à chaque étape. Le seul accueil, finalement, c'est la musique". Pour la municipalité c'est aussi l'occasion aussi de relancer le secteur de la culture durement touché par la crise du Covid. Tous les artistes missionnés et intermittents sans source de revenus depuis de très longs mois, recevront, au passage, un cachet financé par la ville de Saint-Denis.

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