Covid-19 : "Pas loin de 300.000 contaminations sur 24 heures" selon Olivier Véran, un niveau "probablement record"

Covid-19 : "Pas loin de 300.000 contaminations sur 24 heures" selon Olivier Véran, un niveau "probablement record"©STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

publié le mardi 04 janvier 2022 à 16h49

Le dernier record de contaminations en date remonte à fin décembre, avec un peu plus de 230.000 nouveaux cas en une journée.
 
Un niveau "probablement record." Le ministre de la Santé Olivier Véran a déclaré ce mardi 4 janvier devant les députés que "Santé publique France risque d'annoncer pas loin de 300.000 contaminations sur 24 heures" ce jour, dans un contexte toujours marqué par la flambée du variant Omicron.



Même si le ministre n'a pas donné le chiffre précis, ce sera sans doute un record de contaminations quotidiennes. Le dernier en date remonte à fin décembre, avec un peu plus de 230.000 nouveaux cas en une journée.

Ces chiffres témoignent de l'ampleur de la vague actuelle de l'épidémie.

Celle-ci dure depuis l'automne et a été relancée fin 2021 par l'arrivée du variant Omicron, considérablement plus contagieux que ses prédécesseurs même si sa sévérité semble limitée.

Les effets sur l'hôpital, encore très incertains à moyen terme, se font déjà sentir, avec plus de 2.000 admissions en une journée, selon de précédents chiffres donnés la veille, lundi 3 janvier, par Santé publique France.

Huit millions de tests

La hausse des cas recensés s'explique en partie par un nombre sans précédents de tests : huit millions la semaine dernière, selon Olivier Véran, qui évoque à la fois les tests PCR et les tests "antigéniques", moins précis mais plus rapides.

Cependant, la poussée épidémique est bien réelle comme en témoigne le bond du "taux de positivité", soit la proportion de cas chez les seules personnes testées. Il dépasse désormais 15%, proche de ses records de l'automne 2020.

Si le nombre de contaminations donne le "vertige", comme l'a répété Olivier Véran, il a insisté sur la protection conférée par la vaccination, qui reste largement efficace contre les formes graves de Covid-19 à défaut de l'être contre l'infection à Omicron.

Les vaccins "n'empêchent pas la contamination, mais par contre empêchent le développement du virus une fois qu'il vous a contaminé (...) et donc les formes graves", a-t-il insisté.

"Pour un malade vacciné avec rappel en réanimation, il y a 20 malades non-vaccinés dans nos réanimations", a poursuivi le ministre, en défendant le pass sanitaire instauré par le gouvernement, auquel doit succéder un pass vaccinal.

"Amicale de l'irresponsabilité"

Le gouvernement comptait faire adopter à l'Assemblée lundi soir ce nouveau pass mais le vote a été retardé par plusieurs groupes d'opposition qui ont obtenu la suspension des débats.

"Vous considérez qu'il n'ait pas lieu de siéger après minuit ou qu'on verra plus tard pour le pass vaccinal. Nous considérons qu'il y a urgence, et quand nous pouvons prendre une décision et qu'elle est applicable le lendemain, elle s'applique le lendemain. C'est la priorité : la protection des Français", a lancé Olivier Véran aux députés.

Ce mardi, le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a fustigé "une forme d'amicale de l'irresponsabilité" qui se constitue "avec les députés de La France insoumise (extrême gauche), du Rassemblement national (extrême droite) et les députés LR (Les Républicains, droite), pour faire un coup de procédure, pour essayer de faire dérailler le calendrier de l'adoption du pass vaccinal", a-t-il accusé sur France Inter.

Mais si les oppositions "manifestement ont réussi" leur "coup" (...) "on va tout faire pour tenir au plus près le calendrier qui était prévu", a-t-il déclaré. Le gouvernement visait jusque-là une entrée en vigueur au 15 janvier.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.