Covid-19 : "On pourrait se recontaminer" au sous-variant Omicron, BA.2, alerte Olivier Véran

Covid-19 : "On pourrait se recontaminer" au sous-variant Omicron, BA.2, alerte Olivier Véran©STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

publié le mardi 25 janvier 2022 à 12h30

En se basant sur les premiers retours du Danemark, ce sous-variant BA.2 "n'est pas plus dangereux qu'Omicron, mais tout aussi contagieux", a estimé le ministre de la Santé Olivier Véran.

Le ministre de la Santé Olivier Véran a apporté un nouvel éclairage sur le sous-variant Omicron, dit BA.2, au micro de LCI ce mardi 25 janvier.


"Ce que nous disent les Danois, c'est que c'est exactement le même, à une différence près qu'il faut explorer - je n'ai pas de conclusions à faire à ce stade - qui est qu'on pourrait se recontaminer potentiellement au BA.2 même lorsque nous aurions été contaminés au variant Omicron", a-t-il déclaré, lui notant donc un "avantage concurrentiel".

"Au Danemark, c'est factuel, il est majoritaire - plus de 50% des cas aujourd'hui. On trouve du variant BA.2 en France, on en trouve en Angleterre, on en trouve partout dans le monde.

Dans les études de séquençages que nous avons menées, sur 10.000 séquencages, c'était 60 cas", a continué le ministre.

Un chiffre qui n'est pas véritablement rassurant : "L'expérience Omicron nous a montré que 60 cas, ça peut être des milliers de cas quelques jours ou semaines plus tard", a ajouté Olivier Véran.




Néanmoins, en se basant sur les premiers retours du Danemark, ce sous-variant "n'est pas plus dangereux qu'Omicron, mais tout aussi contagieux" et "cela ne change rien sur l'impact de la vaccination".

"Allez prendre rendez-vous"

Olivier Véran a également alerté sur les "9 millions de Français qui pourraient perdre le bénéfice du pass vaccinal au 15 février s'ils n'ont pas fait leur dose de rappel". A cette date, le délai pour effectuer cette dose de rappel sera réduit à quatre mois (contre sept auparavant) après la dernière injection.

"Je leur dis ce matin, allez prendre rendez-vous, il y a des millions de créneaux disponibles, n'attendez pas le dernier moment", a-t-il dit.

Le pass vaccinal sera maintenu "tant qu'une menace pèsera sur les hôpitaux", qui comptaient encore 3.776 patients en réanimation lundi soir, un chiffre en très légère baisse depuis quelques jours. Pour une levée du pass vaccinal, il faut que les chiffres des hospitalisations (dont les réanimations) soient "compatibles avec un fonctionnement normal des hôpitaux", sans reprogrammations d'opérations comme c'est actuellement le cas, a précisé Olivier Véran.

Et comme Omicron est moins grave que Delta, "on s'intéresse aujourd'hui davantage à l'impact sanitaire" qu'au nombre de contaminations quotidiennes - quelque 360.000 en moyenne sur les sept derniers jours-, a-t-il relevé. "Nous sommes en train d'écraser la vague Delta (...) mais la vague Omicron est encore très active. Nous n'avons pas encore passé le pic, même si c'est le cas dans certaines régions, comme l'Ile-de-France. C'est une affaire de quelques jours", a-t-il estimé.

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