Covid-19 : Omicron "se transmet davantage" mais ne présente pas "un haut degré de gravité" pour l'instant, selon le docteur Fauci

Covid-19 : Omicron "se transmet davantage" mais ne présente pas "un haut degré de gravité" pour l'instant, selon le docteur Fauci©Sebastien SALOM-GOMIS / AFP

publié le dimanche 05 décembre 2021 à 20h00

"Jusqu'ici, même s'il est trop tôt pour tirer des conclusions définitives, on ne dirait pas qu'il présente un haut degré de gravité", a estimé le docteur Anthony Fauci, conseiller de la Maison Blanche sur la crise sanitaire, ce dimanche 5 décembre.

Douze cas d'infection à Omicron ont été détectés en France, selon un bilan publié vendredi 3 décembre par les autorités sanitaires.



Alors que le monde est en alerte face à ce nouveau variant, selon le docteur Anthony Fauci, conseiller de la Maison Blanche sur la crise sanitaire, les premiers "signaux" venus d'Afrique du Sud concernant la gravité des cas sont "un peu encourageants". Il a néanmoins averti qu'il ne s'agissait que de données préliminaires.

"Clairement, en Afrique du Sud, Omicron se transmet davantage", a-t-il dit lors d'une interview sur CNN, en se référant à la courbe "verticale" du nombre de nouveaux cas dans ce pays.

"Mais jusqu'ici, même s'il est trop tôt pour tirer des conclusions définitives, on ne dirait pas qu'il présente un haut degré de gravité", a-t-il déclaré. "Jusqu'ici, les signaux concernant la gravité sont un peu encourageants", a-t-il répété.

Les experts médicaux ont toutefois souligné ces derniers jours que la démographie de la population sud-africaine était particulièrement jeune, et que les cas graves pouvaient être attendus dans les prochaines semaines.

Un variant aux nombreuses mutations

Les études en laboratoire sont en cours pour déterminer si et dans quelle mesure ce nouveaux variant, qui présente de très nombreuses mutations inquiétant les scientifiques, est davantage transmissible, capable de résister à l'immunité induite par une première infection ou un vaccin, ou de provoquer des cas plus graves de la maladie.

"Je pense qu'il y a un réel risque que nous voyions une baisse d'efficacité des vaccins", a de son côté déclaré sur ABC dimanche Stephen Hoge, le président de Moderna, faisant écho à de précédentes déclarations du PDG de la société, Stéphane Bancel.

"Ce que je ne sais pas, c'est de quelle ampleur", a-t-il dit. "Est-ce que ce sera comme ce que l'on a vu avec Delta, contre lequel les vaccins sont restés efficaces, ou est-ce que l'on verra une baisse d'efficacité de l'ordre de 50%, ce qui signifierait que l'on doit les mettre à jour", a-t-il avancé.

Moderna, comme d'autres entreprises pharmaceutiques dont Pfizer, a déjà commencé les travaux pour adapter leur vaccin si nécessaire.

Omicron est désormais confirmé dans quelque 40 pays dans le monde, après avoir d'abord été détecté en Afrique du Sud.

Vers de nouvelles mesures en France ?

En France, le gouvernement n'exclut pas d'annoncer de nouvelles mesures la semaine prochaine, dans l'espoir de casser une courbe "vertigineuse", à l'issue d'un Conseil de défense sanitaire lundi.

Le pays peut-il prendre des mesures aussi sévères que certains de ses voisins, à l'instar de l'Allemagne qui va interdire l'accès aux commerces non essentiels, restaurants, lieux de culture ou de loisirs aux non vaccinés ?

La Belgique a quant à elle annoncé vendredi que les écoles maternelles et primaires fermeraient leurs portes avec une semaine d'avance pour les congés de Noël.

"On fera, comme toujours, avec pragmatisme, proportion, et avec la même philosophie, une évaluation de la situation et des réponses à apporter", a déclaré le chef de l'Etat Emmanuel Macron vendredi depuis Dubaï.

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